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Protection de l’environnement: «nous respirons très mal à Ouagadougou», selon Rasmane Ouédraogo

La direction générale de la préservation de l’environnement, à travers le laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement, a entrepris dans les communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, une campagne de mesure de la qualité de l’air. Cette campagne qui va durer trois semaines va concerner 15 points identifiés dans les deux villes. A Ouagadougou, le lancement de la campagne a eu lieu le vendredi 22 novembre 2018 au Rond point de la patte-d’oie.

A Ouagadougou, le lancement de la campagne a eu lieu au Rond point de la patte-d’oie

« Je vais sortir hors de Ouaga pour prendre l’air », a-t-on coutume d’entendre. Pourtant, a relevé le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Rasmane Ouédraogo, il y a de l’air à Ouagadougou, mais le constat fait, il est pollué. « Nous sommes tous responsables, ce sont les engins à deux roues, à quatre roues, les industries, les installations, la gestion des déchets… », a-t-il fait remarquer rappelant que selon l’OMS, plus d’un million de gens meurent chaque année pour des raisons dues à la mauvaise gestion des déchets et la qualité de l’air.

Rasmane Ouédraogo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement

Partant du constat que « nous respirons mal à Ouagadougou », la direction générale de la préservation de l’environnement à travers le laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement a lancé une campagne de mesure de la qualité de l’air. Première du genre au Burkina, cette campagne qui va durer trois semaines va concerner les villes de Ouagadougou et Bobo Dioulasso.

« Nous avons un équipement qui permet de mesurer en temps réel la teneur des particules en suspension et des polluants dans l’air. Il s’agit de mesurer pendant 24h et faire une moyenne pour dire quelle est la qualité de l’air au Burkina et la comparer à la norme OMS et celle du Burkina », a renseigné Dramane Cheick Sawadogo, directeur de l’évaluation environnementale et stratégique des études et notices sur l’environnement.

Selon lui, le décret 2001 sur les normes régies au Burkina, « on a entre 200 et 300 microgrammes par mètre cube. Pourtant, la norme OMS est autour de 50 microgrammes par mètre cube ».

Mesurant la  qualité de l’air au Rond point de la patte-d’oie, les techniciens ont constaté, selon Rasmane Ouédraogo, que « nous sommes » au-delà de la norme nationale, ce qui représente un danger. »On avait une norme qui vacillait entre 200 microgrammes et 600 microgrammes. Le pic donnait deux fois la norme du Burkina, ce qui fait environ 12 fois la norme OMS. On pourra avoir la situation réelle à la fin des 24h ».

Cet appareil sert à mesurer la qualité de l’air

Cela va permettre au ministère, à l’entendre, d’avoir une base de données et de faire un suivi mensuel de la qualité de l’air. A l’issue de cet exercice, foi de M. Ouédraogo, « nous allons collecter les données, en faire un dossier et envoyer en Conseil des ministres pour que les décisions majeures soient prises pour préserver la santé des populations et de l’environnement ».

Saluant cette initiative, le directeur de cabinet du maire de la ville de Ouagadougou, Marcel Rigobert Tiendrébéogo, a confié:  » A Ouagadougou nous sommes pratiquement 3 millions et 70% de ces trois millions possède un, voir deux moyens de déplacement. L’ambition de la mairie c’est de diminuer le nombre de moyens de déplacement individuel et d’orienter les gens vers le transport en commun.

Madina Belemvire

 

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