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Province du Nahouri: producteurs et acheteurs échangent sur la tomate à Pô

Le samedi 7 décembre 2019 a eu lieu dans la salle des fêtes de la mairie de Pô, une réunion des acheteurs et producteurs de tomates venus du Burkina Faso et du Ghana. Cette rencontre était présidée par monsieur Pascal TIGAHIRE entouré des responsables des vendeurs et acheteurs du Ghana et du Burkina, un représentant des transitaires, un délégué des convoyeurs ainsi que  la présence des autorités provinciales conduites par le secrétaire général provincial monsieur Isaac SIA.

Une photo du présidium avec de droite a gauche le SG de la province et le préfet du département de Po

Prenant la parole à l’ouverture le secrétaire général de la province du Nahouri a félicité les travailleurs de la tomate pour cette opportunité d’échanges afin de trouver des solutions aux préoccupations. Aussi il a relevé la nécessité de paiement des taxes, le respect des règles de la circulation routière et la collaboration avec les forces de l’ordre pour juguler le phénomène terroriste. A l’issue de son mot il a présenté la délégation des corps constitués avant de déclarer ouverts les échanges entre producteurs et acheteurs de tomates. Puis il s’est retiré avec les membres de sa délégation .Après le départ des autorités monsieur Pascal TIGAHIRE a souhaité la bienvenue à tous avant de situer le contexte dans lequel il a été désigné comme facilitateur des acheteurs. Pour lui tout a commencé en 2006 lorsque les acheteurs ghanéens par l’intermédiaire de Issa l’ont approché pour qu’il soit leur intermédiaire dans la résolution des problèmes. Etant lui-même transporteur, ils ont estimé qu’il pouvait résoudre les difficultés qu’ ils rencontrent au Burkina. Depuis lors il le fait de façon bénévole. C’est un mandat de quatre ans renouvelable et la prochain s’achèvera en 2022. De nombreuses inquiétudes et questions après sa présentation ont été posées qui sont entre autres la méconnaissance de ce cadre par les Burkinabès. Quant aux ghanéens, ils se réjouissent et remercient Pascal TIGAHIRE car beaucoup de leurs problèmes se résolvent facilement. Monsieur TIGAHIRE a apporté quelques réponses aux premières préoccupations des Burkinabès sur la méconnaissance de cette organisation. A l’issue de cette plantation du décor une pause leur a été accordée pour un café.

une vue des participants du Ghana

Après celle-ci le premier point de l’ordre du jour à savoir le bilan de l’année écoulée a été abordé. De nombreux problèmes ont été soulevés pour cette année écoulée . Il s’agit de l’excès des tracasseries routières, les dépenses de l ONASER, les blocages des camions par certains producteurs dus aux crédits des acheteurs et la surfacturation des étrangers par les convoyeurs. A ces difficultés monsieur Pascal TIGAHIRE a pris l’engagement d’apporter des solutions en saisissant les personnes qu’il faut. Après ce point une seconde pause a été prise afin que les participants se restaurent.
A la reprise la seconde étape de l’ordre du jour a été abordée. Il s’agit de l’organisation de cette saison en cours. A ce niveau monsieur Pascal TIGAHIRE a fait une proposition de document tenant lieu de feuille de route . Ce document permettra de suivre les véhicules sur tout le trajet et ce qui évitera les problèmes rencontrés les années antérieures. De nombreuses discussions ont été engagées sur cette nouvelle démarche. Certains estiment qu’il y a des expressions et le sigle du CILSS qu’il faut supprimer. Pendant plus de quatre heures aucun terrain d’entente n’a été trouvé. Pour ce faire les participants ont proposé d’amender le document afin de le parfaire pour le soumettre pour adoption . Après ce point le dernier acte de l’ordre du jour à savoir la sécurité fut entamé.
A ce niveau la suggestion a été faite de respecter le code de la route avec la limitation des vitesses pour parer aux multiples accidents. Quant aux zones d’insécurité avec les terrorismes actuellement, il a été demandé d’être suffisamment prudent et appeler monsieur TIGAHIRE en cas de problèmes avec les forces de l’ordre. La collaboration avec les FDS leur a été exigée. Par ailleurs celui-ci a suggéré aux acheteurs de faire une programmation des camions pour éviter de trainer sans avoir un chargement. A la fin de leurs travaux les responsables ont estimé satisfaisants les échanges d’autant qu’ils ont permis d’établir une amitié entre les différents intervenants de cette filière dans les des deux pays et surtout une connaissance mutuelle entre eux. Ils se sont séparés à 22 h après plus de 10 heures de discussions.

Jean AOUE

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