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Que devient donc Mushingi?

Tulinabo Mushingi surnommé Sidpawalmde pour ses prises de positions sur la gouvernance
Tulinabo Mushingi surnommé Sidpawalmde pour ses prises de positions sur la gouvernance au Burkina Faso

A peine parti parce qu’en fin de mission et voilà que Tulinabo Mushingi nous manque déjà. D’après nos informations, il était récemment au Congrès pour défendre sa lettre de mission en tant que nouvel ambassadeur des USA au Sénégal. Car il était dans la situation du général Yacouba Isaac Zida, c’est-à-dire nommé par un président en fin de mandat. Il devait attendre le OK du nouveau président élu Donald Trump. Et à la différence de Yacouba Zida, le plus Burkinabè des Américains, Tulinabo Mushingi, a eu, lui, plus de chance, car il a été confirmé à son nouveau poste à Dakar au Sénégal.

Le jour de son passage au Congrès, après l’accord des congressistes, Mushingi a été déclaré «best ambassador», meilleur ambassadeur, des Etats-Unis, un prix certes symbolique mais qui décline clairement que le Département d’Etat est très satisfait de son travail en tant que représentant des Etats-Unis en Afrique.

Pourtant, des bruits avaient couru de ci de là que le président Trump ne voulait plus de lui, qu’il était ci, qu’il était ça. Suivez le regard de Nè Wendé et vous allez comprendre que le travail de titans abattu par Sidpawalmde (la vérité ne se murmure pas – surnom de Tulinabo Mushingi) au Faso n’a pas plu à une certaine catégorie de politiciens qui nient d’ailleurs le bouillonnement des injustices, des impunités qui ont fait sauter la marmite du pouvoir de Blaise Compaoré, pour s’en prendre à Mushingi qui aura été le détonateur de l’insurrection.

Or donc, quand il avait déclaré être contre l’exclusion, ceux qui croyaient qu’il était avec eux ont vite crié au scandale. On a même vu des OSC organiser des conférences de presse pour fustiger Tulinabo… Et au même moment, il est resté droit dans ses bottes, estimant à la suite de Barack Obama que les pays africains ont besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. Les analystes étaient alors battus et chacun se demandait pour qui roule Mushingi.

S’il était en poste aujourd’hui, les nouvelles autorités allaient être surprises de constater ses prises de positions sur la situation sociopolitique nationale. Sidpawalmde n’a d’amis que les vrais démocrates…

Ousmane Hébié

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