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Qui pour la présidence du CSC?

Les nouveaux conseillers du Conseil supérieur de la communication (CSC) sont connus. Ils ont été nommés lors du Conseil des ministres du 4 juillet dernier. Le fait marquant est le retour de Victor Sanou, au titre de la présidence du Faso. On se souvient qu’il avait fait partie du collège des conseillers sous l’ancêtre du CSC, le Conseil supérieur de l’information (CSI), dirigé à l’époque par feu Adama Fofana. Il s’est d’ailleurs appelé CSI de 1995 à 2005. Luc Adolphe Tiao, qui a remplacé ‘’Fof’’, a également dirigé le CSI puis le CSC. Bref! Qui donc pour diriger le CSC?

Alexis Konkobo et Victor Sanou, deux nouveaux conseillers, de g. à d. (ph B24 Sport)

D’aucuns voient dans le retour de Victor (c’est ainsi qu’il est appelé affectueusement au sein de la confrérie), de surcroit nommé au titre de la présidence, comme un marchepied vers la tête de l’institution. Il est juriste, communicateur plus connu comme journaliste; c’est le seul à avoir déjà exercé la charge de conseiller, et même si les missions du CSC sont de nos jours plus étendues, il a donc le profil.

Sauf que, rétorqueront d’autres, il y a Mathias Tankoano. Il est avocat, conseiller spécial du président du Faso. Lui aussi voudrait être président. On ne lâche pas un titre de conseiller spécial du président du Faso pour être simple conseiller du CSC. Ce pourrait donc être Mathias Tankoano.

Mathias Tankoano, Conseiller spécial du président du Faso

Mais un interlocuteur, qui semble deviser avec des gens qui ont pion sur… Kosyam, est d’un autre avis: «Il faut voir que Tankoano a été désigné par le président de l’Assemblée nationale et non par le président du Faso. Roch a donc trouvé une porte de sortie pour lui sans le vexer». Pour appuyer sa démonstration, il me fait remarquer que, depuis Adama Fof’ jusqu’à Nathalie, tous les présidents ont été des journalistes. Les deux présidentes de l’institution, Béatrice Damiba et Nathalie Somé, sont également de la presse. Tankoano pourrait se contenter de la vice-présidence, si Alexis Bongombo (nous empruntons à l’hebdromadaire JJ ci-gît) ne veut pas accompagner son vieux compagnon Victor. Ah oui, il y a aussi ‘’tanti’’ Jeanne, la doyenne de tous. Avec le genre et la galanterie, elle pourrait être aux avant-postes.

Mais tout ceci n’est qu’élucubrations, puisque c’est au collège des conseillers que revient le droit de désigner le président qui sera ensuite nommé par décret présidentiel.

Félicitations à tous!

Hidogo

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