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Les raisons de l’augmentation du coût du Hadj 2018

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé jeudi, au cours d’une conférence de presse animée de concert avec le comité national de suivi et l’ensemble des acteurs du pèlerinage, que le coût du Hadj 2018 s’élève à deux millions trois cent trente-trois mille deux cent soixante-dix francs CFA (2 333 270).

Zoundi Moumouni Ilboudo, président du comité d’organisation du Hadj 2018
Le présidium lors de la conférence de presse

Cette année, le coût du Hadj passe de 2 171 720 à 2 333 270 francs CFA.

Selon le président du comité d’organisation, Zoundi Moumouni Ilboudo, le prix du billet d’avion n’a pas varié. «C’est pratiquement le même prix que l’année passée, à savoir un million cent six mille cinq cent soixante francs CFA», a-t-il fait remarquer. Il y a aussi les prestations des agences à hauteur de huit cent quinze mille, les prestations des services qui s’occupent des pèlerins au niveau de Mina et de Arafa qui sont passées de cent quatre-vingt-sept mille à deux cent quatre-vingt-dix-sept mille cinq cents francs cette année. A ces prestations s’ajoute la restauration qui est passée de cinquante-et-un mille à soixante-huit mille francs CFA.

Cette augmentation du coût s’explique selon M. Ilboudo par l’application, depuis le 1er janvier 2018, de la TVA de 5% sur tous les services par l’Arabie Saoudite.

Des représentants des agences de voyage
Le ministre Siméon Sawadogo a invité les Agences à prendre les dispositions nécessaires pour mettre les pèlerins dans de bonnes conditions

Il faut noter aussi que cette année, le Burkina a le droit d’amener 8143 pèlerins. Si au départ la date limite des inscriptions était fixée au 15 mai, l’Arabie Saoudite a prolongé d’un mois ce délai afin de permettre la conclusion de tous les contrats et l’effectivité de tous les paiements. Sur ce point, le ministre de l’Administration territoriale a annoncé que dès le 04 mai 2018, la plateforme sera ouverte pour permettre aux pèlerins de s’inscrire.

Concernant le mécanisme de transport, Siméon Sawadogo a noté qu’il est encadré par l’Etat saoudien qui a instruit que le transporteur national s’occupe de 50% des transporteurs et l’autre moitié pour le transporteur saoudien. A ce sujet, il a confié que suite à l’appel d’offres pour la sélection des compagnies aériennes, la compagnie nationale Air Burkina a été attributaire pour le transport de 3600 pèlerins. Quant à la compagnie saoudienne, Nesma Airlines, elle est attendue à Ouagadougou dans les jours à venir pour discuter des conditions de transport d’une partie des pèlerins. Une troisième partie, à savoir les bénéficiaires de congés qui ne peuvent pas rester longtemps en Arabie Saoudite pour attendre les retours avec les vols charter, effectuera le voyage avec les vols réguliers.

Madina Belemvire

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