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Le réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo à la MACO: c’est bon pour le moral

Après son agression physique sur Azata Soro, le samedi 30 septembre en plein tournage de la série de 200 épisodes «Le Trône», le réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo aurait refusé de répondre non seulement à la convocation de la Gendarmerie, mais aurait également tenu des propos qui laissent penser qu’il est intouchable. Eh bien celui qui se croyait «protégé» a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), le vendredi 06 octobre 2017. Hier intouchable et aujourd’hui à la MACO, n’est-ce pas touchant et encourageant pour les Burkinabè en quête de justice?

Le réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo

Le réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo a agressé physiquement son assistante, Azata Soro, le 30 septembre dernier pendant le travail. Cette affaire a fait couler beaucoup d’encre et de salive car la victime est une dame et l’agresseur ne serait pas à son premier acte déplacé. L’indignation populaire suivie de la condamnation de l’union nationale des cinéastes du Burkina (UNCB) de ce qu’elle qualifie d’«acte ignoble qui déshonore les professionnels du cinéma» a amené M. Ouédraogo à regretté son acte et à présenter ses excuses à Madame Soro. Mais une plainte avait déjà été déposée par la victime contre son patron à la Gendarmerie nationale. C’est la suite logique de la plainte qui a conduit Tahirou Ouédraogo devant le procureur qui l’a placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) le vendredi 06 octobre 2017.

Cette situation est bonne pour le moral tout simplement parce qu’elle sonne d’une certaine façon, la fin de l’impunité. Elle est un message fort et symbolique adressé à tous ceux qui pensent être protégés par leur argent ou par leur position sociale. Il faut se rappeler que «nul n’est au dessus de la loi», quel que soit son rang social et politique. Et tous ceux qui se comportent comme M. Tahirou devraient assimiler maintenant cette leçon et se convaincre une bonne fois pour toute que le slogan «rien ne sera plus comme avant» n’est pas vide de sens.

Ce début de changement au Burkina dans la lutte contre l’impunité et tous ses corolaires doit être reconnu et encouragé.

Comme l’ont déjà souligné les cinéastes dans un communiqué, il faut se démarquer des pratiques qui n’honorent pas les Burkinabè.

Théophile MONE

 

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