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Réconciliation nationale: le HCRUN fait des propositions et recommandations

Débutée le 16 octobre dernier, la session délocalisée à Bobo-Dioulasso du Haut conseil pour réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), consacrée à la validation des travaux des sous-commissions ad hoc, s’est refermée le mercredi 26 octobre 2017.

Le présidium de la cérémonie de clôture

Cette session en effet, avait pour objet la validation des propositions des commissions ad hoc du HCRUN qui, du reste, ont eu à travailler sur cinq (05) dossiers relatifs aux blessés des évènements des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015; les décisions de justice non exécutées et dossiers pendant en justice; le contentieux administratif opposant le Syndicat autonome du ministère des Affaires étrangères à l’Etat burkinabè; les femmes déguerpies du marché de «Léguéma Logo» à Bobo-Dioulasso et les policiers et militaires radiés suite aux mutineries de 2011.

Durant dix (10) jours, les membres du HCRUN ont non seulement analysé «de façon minutieuse» les propositions faites par les sous-commissions mais aussi approfondi la réflexion entamée par ces dernières et ce, dans l’optique de proposer des voies à mêmes d’accélérer le processus de la réconciliation. Si la session s’est soldée par des propositions et recommandations, celles-ci sont pour la plupart d’entre elles réservées aux autorités du pays.

C’est Younoussa Sanfo, président par intérim du HCRUN a présidé la cérémonie de clôture de la session

La thérapie du HCRUN pour aboutir à la réconciliation nationale

Qu’à cela ne tienne, les membres du HCRUN disent avoir pris un certain nombre de recommandations et de propositions «concrètes» de nature à apporter réparation aux préjudices subis par les victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat manqué. Si elles sont prises en compte, ces dernières, selon eux, permettraient de soulager les blessés d’une part, et d’autre part, d’apporter davantage de paix au climat social. Dans ce dossier, l’urgent, selon le HCRUN, c’est la prise en charge «immédiate» de 24 victimes.

Des décisions de justice non exécutées et dossiers pendants en justice, le HCRUN chiffre à plus de 600, les personnes concernées. Cette situation selon le HCRUN, a non seulement créé chez les intéressés un sentiment d’abandon par la «puissance publique» ainsi qu’un «goût inachevé» en matière de justice mais aussi et surtout mis à rude épreuve l’indépendance et l’impartialité de la justice. Dans le but d’inverser la tendance, les membres du HCRUN ont fait des propositions et des recommandations aux autorités compétentes.

Quant au dossier relatif au contentieux opposant le Syndicat autonome du ministère des Affaires étrangères à l’Etat, le HCRUN suggère un traitement privilégiant la justice transitionnelle qui serait plus apte à produire des décisions consensuelles de réparations administratives, morales et financières. Toute chose qui devrait non seulement soulager les cœurs meurtris mais aussi ouvrir la voie au pardon.

Dix jours durant, les conseillers du HCRUN ont fait des propositions allant dans le sens de la réconciliation nationale

Pour ce qui concerne le dossier des femmes du marché «Léguéma Logo» à Bobo-Dioulasso déguerpies de force en 2012, le HCRUN s’est voulu clair. De ce déguerpissement forcé, dit-il, les femmes ont subi des préjudices de trois sortes à savoir la destruction des biens, l’appauvrissement des femmes et l’atteinte morale et psychologique.

En vue donc d’une réparation appropriée des préjudices subis par ces dernières, le HCRUN suggère à l’endroit des autorités compétentes des propositions allant de l’aménagement d’un nouveau site à des compensations financières.

Comme les autres dossiers, les membres du HCRUN se sont aussi penchés sur celui relatif aux policiers et militaires radiés suite aux mutineries de 2011. Pour ce dossier, rien n’a filtré quant aux propositions et recommandations, même si elles ont été émises. Ce que l’on retient, c’est qu’elles sont réservées aux autorités concernées.

La session terminée, les propositions et les recommandations seront transmises aux autorités compétentes. Mais en attendant, le HCRUN souhaite que rien de ses propositions ne reste dans les tiroirs.

Cheick Omar Traoré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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