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Réformes au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement: «Il ne s’agit pas de privatiser la DGI», dixit Rosine Coulibaly

La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a assuré, mardi, à l’occasion du point de presse du gouvernement, que les réformes envisagées au niveau de son département ne visent pas à privatiser la Direction générale des Impôts (DGI), mais plutôt à lui donner une agilité afin qu’elle assume son rôle.

La ministre de l’Economie, des Finances et du Développent, Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly

«Les réformes envisagées au sein du ministère de l’Economie et des Finances ne visent pas à privatiser la DGI, mais à lui donner plutôt une agilité pour qu’elle assume son rôle», a assuré la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly.

Selon ses explications, son département devait élaborer son plan stratégique. Dans cette préparation, «nous avons pensé à faire le diagnostic institutionnel, fonctionnel et organisationnel des structures qui portent ces différents objectifs, de voir là où il y a des gaps de capacité et là où il y a des besoins de réorganisation pour prendre les meilleures décisions». Le diagnostic a révélé qu’un certain nombre de fonctions n’étaient pas assurées, parce que «soit l’organisation n’était pas bonne, soit les ressources humaines n’avaient pas les capacités, soit les moyens utilisés pour mesurer les performances de ces structures n’étaient pas forcément les bons». C’est donc sur cette base, affirme-t-elle, que le plan stratégique a proposé un certain nombre de réformes.

Entre autres réformes envisagées, elle a noté qu’une partie des suivis des ressources mobilisées était assumée au niveau de la DGCOOP et lorsque ça engendre des prêts, c’est traité au niveau de la Direction générale du Trésor. Il était donc important, selon elle, que «nous puissions voir comment avoir un seul point d’entrée qui évite aux partenaires d’être perdus et à nous-mêmes d’appeler plusieurs structures pour le faire».

Aussi, poursuit-t-elle, une direction générale, qui s’occupe des études de projets, ne doit pas seulement dans un ministère du développement, se confiner à suivre l’exécution et les taux d’exécution des projets. Il faut, de son avis, des réflexions stratégiques et c’est dans cette dynamique que «j’ai eu à mettre en place un bureau d’analyse économique stratégique».

Les trois ministres face aux journalistes

A entendre Rosine Coulibaly, le consultant qui a réalisé l’étude a fait une proposition dont près de 500 personnes ressources ont été consultées. «Une question est de dire qu’on n’a peut-être pas tellement compris la démarche, une autre question est de dire qu’on a besoin d’un peu plus de temps pour se l’approprier, mais lorsque vous êtes responsable d’un département ministériel, lorsqu’on vous confie une responsabilité, vous devez avoir la possibilité de dire, voilà les chemins possibles que je peux emprunter et voilà le meilleur chemin à emprunter», a-t-elle noté.

Le rapport du consultant a même signifié que de bonnes pratiques existent ailleurs et pourraient servir d’inspiration pour le Burina Faso. A titre illustratif, elle a renseigné que dans les pays de l’UEMOA, le Togo est le seul pays qui a atteint le taux de pression fiscal de 20%. «Quand les gens disent que les statistiques du Togo sont mauvaises, qu’ils lisent au moins les rapports car en tant qu’économiste, il faut avoir une honnêteté intellectuelle pour reconnaître ce que les chiffres disent et leur faire dire ce qu’ils disent», a soutenu la ministre Coulibaly.

Somme toute, Mme Coulibaly a assuré que ces réformes vont permettre à la DGI d’avoir une certaine autonomie de gestion, d’avoir la liberté de travailler sans se référer tous les jours au ministre. «Est-ce que cela s’appelle privatisation de la DGI?», s’est interrogé Rosine Sori-Coulibaly.

Madina Belemviré

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