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Régions du Plateau Central et du Centre-Est: Simon Compaoré s’imprègne des réalités de terrain des FDS

Partie de Ouagadougou à 3h45mn, la délégation est arrivée à Mogtédo à 5h05 mn

Le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a entamé samedi une tournée dans les régions du Centre-Est et du Plateau Central pour visiter les commissariats de police et les postes de gendarmerie. Cette tournée qui a concerné dix communes a permis au patron de la sécurité de s’imprégner des réalités de terrain des Forces de défense et de sécurité.

Au commissariat de Zorgho, Simon Compaoré accompagné de ses collaborateurs

Le ministre en charge de la Sécurité poursuit ses tournées entreprises depuis quelques mois dans les commissariats et brigades de gendarmerie des différentes régions du pays. Accompagnés du directeur général de la Police nationale, Jean Bosco Kiénou et du représentant du Chef d’état-major de la Gendarmerie nationale, Marcel Dama, c’est au tour des régions du Plateau Central et du Centre-Est de recevoir sa visite. Laquelle visite a pour objectif d’échanger avec la troupe et de toucher du doigt les réalités du terrain. Prévu pour durer trois jours à compter du 05 août, c’est finalement en une journée que Simon Compaoré a achevé sa tournée.

A chaque étape, le message du ministre de la sécurité était le même

Parti de Ouagadougou à 3h45, c’est autour de 5 h 05 mn que le ministre de la Sécurité, accompagnée de sa délégation est arrivé au commissariat de police de Mogtédo. Après cette étape, ce fut la Brigade territoriale de la gendarmerie et le commissariat central de police de Zorgho de recevoir la visite du ministre Compaoré.

Les policiers et gendarmes des communes de Pouytenga et Koupéla ont ensuite accueilli la visite du ministre de la Sécurité intérieure.

De Koupèla, le cap a été mis sur les communes de Garango, Bitou, Cinkassé, Sangha, Ouargaye et enfin Tenkodogo aux environs de 20h passé.

Partout où il est passé, le premier responsable du département en charge de la Sécurité a asséné le même message. «Nous sommes venus vous encourager dans cette mission de sécurisation et de lutte contre le grand banditisme. Cultivez la solidarité entre vous et soutenez-vous mutuellement. Travailler en synergie avec les populations afin de collecter les informations qui permettront d’appuyer votre stratégie d’attaques des forces du mal».

Et à chaque étape, il a écouté avec une oreille attentive les différentes préoccupations des hommes de terrains. D’un commissariat à un poste de gendarmerie, les problèmes sont pratiquement les mêmes: manque d’effectif, insuffisance d’armes et de matériels logistiques, insuffisance des moyens roulants, services sans clôtures, électrification, insuffisance de la dotation en carburant, manque de collaboration avec la population…

Bloc note en main, Simon Compaoré notait les doléances des FDS

Une journée marathon, mais jugée satisfaisante

Au terme de sa tournée aux environs de 20h passé, le ministre de la Sécurité a fait le débriefing. «Nous avons pu rencontrer les policiers et les gendarmes dans leurs casernes et cet exercice a été l’occasion pour nous de les écouter, de connaître les exploits qu’ils font, mais aussi les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur mission. Cela va nous permettre une fois de retour à Ouagadougou, de faire la synthèse et de permettre de hiérarchiser notre action en fonction des priorités qui se présentent», a-t-il déclaré.

Tirant une leçon fondamentale au préjudice causé par le manque de clôture à la qualité du service et même à l’intégrité de certains éléments, Simon Compaoré a soutenu que la requête sur le besoin de clôture des casernes ne peut pas ne pas être prise en compte. «Nous allons dans nos requêtes avec nos partenaires techniques et financiers, placer en bonne place la question de l’érection des clôtures au niveau des camps pour la gendarmerie et la police», a-t-il promis.

La tournée a pris fin à la gendarmerie de Tenkodogo aux environs de 20h passé

Sur le problème de locomotion souligné par les FDS, «nous allons faire des efforts et d’ici la fin de l’année, vous allez nous entendre. On ne pourra pas satisfaire tout le monde, mais nous allons voir les points les plus emblématiques pour faire des gestes forts afin de requinquer le moral de la troupe pour que les actions soient plus audacieuses et que les résultats soient plus probants».

Aussi, ayant constaté que certains bâtiments datent de la période coloniale, «nous allons profiter pour restaurer un certain nombre afin d’offrir le minimum de confort aux policiers et gendarmes dans l’exercice de leur fonction».

En plus de cela, ajoute-t-il, «nous allons revoir les effectifs des éléments à la hausse pour permettre à ces commissariats et brigades d’être véritablement fonctionnels».

En résumé, il s’agit, selon Simon Compaoré, de faire en sorte que la qualité de vie des policiers et des gendarmes soit améliorée dans leur lieu de service et qu’ils aient le minimum qu’il leur faut pour accomplir leur mission. En dépit de cette situation de manque de moyens à certains niveaux, ces hommes et femmes qui se sont engagés à défendre la Nation au péril de leur vie, ont toujours le courage, à en croire le patron de la sécurité, et la détermination de poser des actes qui donnent des résultats. «Nous sommes très étonnés de cette façon de faire et nous sommes satisfaits car c’est ça aussi le patriotisme», a-t-il dit.

Au cours de cette sortie, chaque commissariat ou brigade de gendarmerie visitée a reçu du carburant et des numéraires pour «remonter le moral» de la troupe.

Madina Belemviré

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