Réhabilitation de la route nationale N°15: Eric Bougouma s’engage à sauver la commune de Séguénéga - Les échos du Faso
Accueil » Gouvernance - Développement » Réhabilitation de la route nationale N°15: Eric Bougouma s’engage à sauver la commune de Séguénéga

Réhabilitation de la route nationale N°15: Eric Bougouma s’engage à sauver la commune de Séguénéga

Les messages des populations

 

Comme promis aux populations de la commune de Séguénéga, une mission gouvernementale avec à sa tête les ministres des Infrastructures et de la Jeunesse, de l’Emploi et de l’Insertion socioprofessionnelle a effectué une sortie le mardi 8 mai 2018 à Séguénéga, commune située dans la région du Nord. Objectif, s’imprégner de la situation exacte sur le barrage de Guitti et aussi entendre les préoccupations des populations concernant la situation de la route nationale N°15. Cette sortie a aussi permis à la délégation de constater de visu, l’état de dégradation avancé de la route de Kongoussi.

Les autorités face aux populations

Située dans la région du Nord, la commune de Séguénéga se meurt, selon les populations de la localité. Pour cause, renseigne Kabou Séni, représentant le gouverneur de la région du Nord, suite à la réalisation du barrage de Guitti (tronçon Séguénéga-Tougouya-Ramsa-Zanna-Nongfaïré), un tronçon de la route nationale n°15, principale route reliant Séguénéga au chef-lieu de la province (Yatenga) et de la région, a été fortement endommagé, rendant ainsi inaccessible la ville de Séguénéga. Toute chose qui joue sur l’économie de la commune voire sur son existence même.

Afin de sauver la commune, une délégation conduite par le maire et le chef de Séguénéga s’était rendue à Ouagadougou pour poser le problème au ministre des Infrastructures. «Nous leur avions promis de nous déplacer pour venir nous rendre compte de la situation exacte sur le barrage de Guitti et sur la nécessaire et indispensable construction du pont et c’est ce qui justifie notre présence ici», a déclaré le ministre Bougouma.

En tant que gouvernement qui est à l’écoute et qui apporte des solutions aux préoccupations de ses populations, dit Eric Bougouma, il s’est engagé à sauver la ville de Séguénéga. «Nous avons décidé de construire le pont de Guitti d’environ 120 mètres de long sur presque 8 à 9 mètres de hauteur et de réhabiliter la route nationale N°15», a-t-il rassuré, même s’il est conscient que cela ne se fera pas dans deux ou trois mois.

Une vue du barrage de Guitti

A l’en croire, des dispositions sont prises pour que les études qui avaient déjà été réalisées soient revues dans les meilleurs délais afin de procéder au lancement d’un appel d’offres qui va recruter l’entreprise qui sera à mesure de réaliser cet ouvrage dans les meilleures conditions.

Cela va nécessiter, à l’entendre, la mobilisation de moyens financiers et techniques importants, parce qu’en plus de l’ouvrage lui-même, il faut réaliser un remblai important sur un bon linéaire afin de maintenir la route. «Nous avons une première estimation d’ouvrage et de ses voies d’accès qui avoisine 7 milliards au bas mot mais nous allons revoir la structure de l’ouvrage qui va être réalisé», a-t-il confié, tout en précisant: «Nous allons réfléchir pour voir comment nous pouvons ramener ce coût à des niveaux raisonnables pour que la réalisation n’excède pas deux étapes: une étape de construction de l’ouvrage et une étape de réalisation des voies d’accès».

Concernant la route nationale N°15 qui est une route en terre, «nous avons également pris des dispositions pour qu’elle soit réhabilitée et fonctionnelle en toute saison», foi du chef du département des Infrastructures.

Le ministre des Infrastructures s’est engagé à sauver la commune de Séguénéga

La route Ouagadougou-Kongoussi sera réhabilitée en béton bitumineux

Concernant la route Ouagadougou-Kongoussi, le ministre Bougouma a soutenu qu’elle sera réhabilitée en béton bitumineux en même temps que la route Sakoinsé-Koudougou. «Nous avons acquis un financement et les dossiers d’appels d’offres sont prêts pour réhabiliter cette route. Nous pensons que ces travaux pourraient commencer  d’ici le mois de juin. Nous attendons la réaction de notre partenaire technique et financier, notamment la Banque ouest-africaine de développement, afin de lancer ces travaux», a-t-il conclu.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *