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Relance de la production cotonnière burkinabè : 72 heures pour diagnostiquer les obstacles et formuler des propositions

Prévu se tenir du 11 au 13 mars dans la capitale burkinabè, l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso  a ouvert ses portes  dans la matinée de ce lundi 11 mars 2019 à la salle de conférences de Ouaga 2000.Durant trois jours , des producteurs, des acteurs  financiers ,de la recherche et de l’administration se concerteront  pour diagnostiquer les obstacles et formuler des propositions au soir du 13 mars prochain.

le présidium à l’ouverture de l’atelier sur la relance de la production cotonnière burkinabè

Au Burkina Faso, le secteur du coton  occupe la première culture de rente et  revêt une importance économique et sociale majeure avec une contribution à  plus de 4% au PIB national et à plus de 28% au PIB agricole du pays. Cependant, le secteur coton burkinabè qui a connu un succès tant dans son organisation que dans ses performances agronomiques depuis  plus d’une dizaine d’années et cité en exemple partout dans le monde, traverse des difficultés ses deux dernières années. En effet, face à cette situation, un atelier national sur la relance durable de la production cotonnière  sous la coupe du Ministère  du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a été organisé pour réfléchir  sur la problématique cotonnière. A l’ouverture de cet atelier ce lundi 11 mars 2019 ,se sont environ  plus de cinq cent (500)personnes  qui prennent part à ces trois jours de réflexion  dans la salle de conférences Ouaga 2000.Ainsi ,ces producteurs, chercheurs, techniciens de l’agriculture et des personnes ressources de l’administration et sociétés cotonnières vont mutualiser leurs connaissances et compétences pour faire le diagnostic de la situation et mieux, proposer des actions et mesures à mettre en œuvre pour une véritable relance durable de la production cotonnière.

une vue des acteurs venus à l’atelier de la relance de la production cotonnière burkinabè

Selon le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, par ailleurs Président du Comité de Haut Niveau pour la relance de la production du coton, Harouna Kaboré estime que cet atelier nécessite dans un premier temps ,des interrogations  sur les contraintes  afin  de trouver des réponses ,et dans un second temps ,de définir les stratégies pertinentes, à moyen et long termes, permettant d’améliorer  durablement les performances de la filière .

« C’est soucieux du devenir de la filière cotonnière burkinabè  que le président du Faso a instruit la mise en place d’un comité de haut niveau dont j’assure la présidence, afin de suivre la relance durable de la production cotonnière » a affirmé M. Harouna  Kaboré. A cet égard, il a tenu à saluer ce présent atelier de réflexion qui ,pour lui, constitue un cadre privilégié pour faire le diagnostic de la situation des contreperformances et proposer des actions et mesures à mettre en œuvre pour une véritable relance de la production cotonnière.

le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré

Leur rassurant que le gouvernement ne ménagera aucun effort  pour la pérennisation de cette filière, au grand bénéfice de tous les acteurs, le ministre Harouna  Kaboré  a affirmé que les conclusions et recommandations  de ses travaux seront porté s par le comité, dont il est le président afin qu’une suite diligente soit donnée pour leur mise en œuvre.

« Les fruits de vos réflexions devront orienter les meilleures décisions à même d’assurer une relance durable de la production cotonnière et un repositionnement du Burkina Faso en tête des pays producteurs du coton en Afrique » a-t-il rassuré. Avant de déclarer ouvertes ces journées de réflexion, le ministre Harouna  Kaboré  a invité les participants à être de véritables forces de proposition au-delà des divergences et des dissensions internes. Car dit-il  « seule la relance de la production du coton devrait être la préoccupation de tous ».

Omar Idogo

 

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