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Relance économique de Bobo: Ouaga FM lance le débat

Pour la relance économique de Bobo-Dioulasso, la Radio Ouaga FM a organisé une série d’activités du 21 au 23 mars 2018 dans cette ville. Objectif, communiquer et sensibiliser les différents acteurs du monde économique de la nécessité et de l’intérêt d’y investir.

Les principaux panélistes

Organisées sous le thème «Relance économique de Bobo: le rôle des médias» par la Radio Ouaga FM, ces journées de réflexion et de communication sur la relance économique de Bobo-Dioulasso ont été initiées dans le but d’amener les médias à prendre conscience de leur rôle dans ce challenge.

Marathon, panels, compétitions sportives, ont été entre autres les différentes activités menées pendant ces 72 heures de réflexion. Patronné par le président de la chambre du Commerce de Bobo-Dioulasso Lassiné Diawara, ce cadre a été l’occasion pour les différents acteurs de réfléchir et discuter sur les potentialités, les opportunités d’investissements et le rôle de chacun dans l’économie locale. L’attention des opérateurs économiques locaux a été attirée lors du panel sur leur rôle combien important à jouer pour redorer le blason de l’économie de l’Ouest particulièrement celle de la ville de Bobo.

Des participants au panel

Pour Daniel Zongo, directeur général de la Radio initiatrice de ce cadre de diagnostic de l’économie bobolaise, l’objectif est de susciter un débat sur les éléments de blocage du développement économique de la ville de Bobo. Il souligne que c’est par la proximité de la population dont il bénéficie en tant que média qui justifie la tenue de ces panels vu le rôle catalyseur que jouent les médias dans l’environnement économique. De son avis, ces activités n’ont pas la prétention de trouver des solutions à tous les problèmes qui seront posés, mais plutôt de jeter les jalons d’une vraie relance économique de la ville de Bobo-Dioulasso

Pour le parrain de ces journées, Souleymane Guira, l’économie de la ville de Bobo-Dioulasso est durement touchée car le manque d’accompagnement des artisans. Pour lui, cette situation est de nature à faire reculer l’économie car les artisans sont abandonnés à leur propre sort. Aussi il estime qu’il faut une volonté manifeste de l’Etat et des opérateurs économiques locaux pour qu’il ait un développement réel. Il soutient que la formule selon laquelle «les jeunes de Bobo n’aiment pas travailler», est un procès d’intention sinon un faux débat. «Créer des opportunités est la solution au problème qui gangrène l’économie locale», a-t-il soutenu

Le DG de Ouaga FM

Pour ce faire, l’opérateur économique lance un appel au gouvernement et à l’ensemble des opérateurs économiques à une synergie d’actions pour que Bobo-Dioulasso retrouve sa place de capitale économique.

Directrice régionale de l’économie et de la planification des Hauts-Bassins, par ailleurs panéliste, Madame Sanogo née Dipama Fatoumata, a indiqué que Bobo regorge d’énormes potentialités notamment agricoles et industrielles. Aussi, elle a fait cas d’importantes infrastructures dont regorge la région des Hauts-Bassins et principalement Bobo-Dioulasso. Il s’agit entre autres du port sec et de l’aéroport qui a la plus vaste piste de la sous-région selon elle. Cependant, elle fait constater que ces potentialités ne sont pas assez valorisées. Pour elle, une des difficultés de l’économie régionale est la concentration administrative qui décourage parfois les opérateurs économiques. «Par exemple, certains impôts tels ceux des grandes entreprises sont payées à Ouagadougou. Ces démarches ne sont pas de nature à contribuer à la promotion et au développement de l’économie locale car la plupart des opérateurs économiques au regard de ces aspects, préfèrent investir à Ouagadougou», a-t-elle précisé. Pour changer la donne, il faut une réelle volonté politique et chacun des acteurs a un important rôle à jouer allant dans ce sens. Du reste, elle a invité la population à profiter des cadres tels que le cadre de concertation Gouvernement-Secteur privé pour toujours faire le plaidoyer. C’est dans cette dynamique que le gouvernement finira par se pencher sur la question au grand bonheur de l’économie de Bobo-Dioulasso.

Cheick Omar Traoré

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