Accueil » Economie-Finances » Rémunération des agents publics de l’Etat: une hausse de salaires à partir de 2019 pour 80% d’agents publics

Rémunération des agents publics de l’Etat: une hausse de salaires à partir de 2019 pour 80% d’agents publics

Le présidium avec le Premier ministre au centre

La conférence sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat a refermé les portes de ses travaux ce jeudi 14 juin 2018 dans la salle de conférences de Ouaga 2000. A l’issue de ces trois jours de travaux entre le gouvernement et les forces vives de la Nation, on retient que près de 80% des agents de l’Etat verront, d’ici janvier 2019, leurs salaires revus à la hausse contre 20% qui stagneront. Trois recommandations accompagnent les conclusions.

Des représentants des forces vives

Les travaux de la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat ont connu leur épilogue dans l’après-midi du 14 juin 2018. Au sortir de ces 72 heures de travaux, trois recommandations ont été accouchées : la mise en place d’un comité de suivi des recommandations de la conférence, associant les forces vives de la Nation pour la mise en œuvre effective des résolutions de la conférence ; la mise en place d’un comité technique associant les forces vives de la Nation chargé d’affiner les propositions de la conférence ; et enfin l’engagement d’une concertation entre le gouvernement et les acteurs des collectivités pour leur prise en compte dans les présentes réformes.

Olivier Guy Ouédraogo, le porte-parole des syndicats participants

80% des salariés connaîtront une hausse de salaire contre 20% dont le salaire ne changera pas. Les dépenses au niveau de l’Administration vont être passées au crible, a indiqué la ministre en charge de l’Economie et des Finances, Hadizatou Rosine Coulibaly, car «ramener le ratio des dépenses salariales de 50 à 35% demeure une préoccupation en lien avec le parc automobile de l’Etat, des baux administratifs, mais surtout les plafonnements de téléphone, du carburant et les ambassades». L’objectif étant d’ «essayer de ne pas faire du gaspillage au niveau de l’Administration publique», a-t-elle précisé.

Sur l’épineuse question du fonds commun, les participants ont envisagé l’encadrer par une loi. Il sera désormais indexé aux amendes et les pénalités et plafonné à 25% au maximum sur la masse salariale annuelle du ministère en charge des Finances, avec pour date d’effet immédiat fixée au 1er janvier 2019.

Le Premier ministre dit tendre la main aux structures syndicales absentes à cette conférence

Un délai de 5 mois a été donné au comité technique par le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba, afin que tout cela soit acté. Tout en s’assurant de la création d’un comité ouvert à l’ensemble des acteurs pour le suivi des recommandations issues de la conférence, le chef du gouvernement estime que cela est un pas important qui vient d’être franchi pour la survie de l’Administration et l’accroissement de la productivité.

Le Premier ministre dit tendre la main aux structures syndicales absentes à cette conférence et lance un appel à l’adhésion de tous à ces conclusions pour une refondation véritable du contrat social afin de donner un souffle nouveau à l’économie du Burkina.

Omar Idogo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *