Les résultats catastrophiques enregistrés au Maroc ont eu raison de «Saboteur»: maintenant, quel profil pour le remplacer? - Les échos du Faso
Accueil » Sports-Loisirs » Les résultats catastrophiques enregistrés au Maroc ont eu raison de «Saboteur»: maintenant, quel profil pour le remplacer?

Les résultats catastrophiques enregistrés au Maroc ont eu raison de «Saboteur»: maintenant, quel profil pour le remplacer?

Un entraineur de football a une grande part de responsabilité dans les résultats de son équipe. Car il a en charge la cohésion, la confiance et la tactique du groupe pour gagner des matchs. En toute circonstance, il assume les bons et mauvais résultats. Cela suppose des regrets quand rien ne va. Ce n’est pourtant pas le sentiment qu’Idrissa Malo Traoré, l’entraineur des Elalons locaux, a eu au CHAN 2018 au Maroc. Après l’élimination sans gloire de l’équipe nationale, suivie de la grande déception des supporters burkinabè du foot, Saboteur avait avoué ne rien regretter. Des déclarations qui n’avaient pas contribué à apaiser la colère des uns et des autres qui réclamaient de facto, des réformes.

Drissa Malo Traoré dit Saboteur n’est plus le sélectionneur des Etalons locaux

L’on vient d’appendre que le contrat de l’entraîneur des Etalons locaux, arrivé à terme le 31 mars 2018, n’a pas été renouvelé. Un choix logique de la Fédération que les fans du foot ne regretteront pas au regard du manque de résultats et des faux espoirs entretenus.

Idrissa Malo Traore dit Saboteur est l’un des plus vieux entraîneurs toujours en activité en Afrique. Il fut un grand joueur, mais aussi un grand tacticien. Il savait gérer le vestiaire pour motiver ses joueurs. Mais souvent il a des grands airs et parle mal au mauvais moment.  Face à des résultats catastrophiques, plutôt que de se taire et d’assumer, il se défend et se félicite. En cela, Saboteur, quelles que soient ses qualités, agace par moments ses fans. L’on a l’impression qu’il oublie que les supporters sont exigeants.

Certes, contre toute attente, il avait réussi à éliminer les joueurs locaux du Ghana pour se qualifier pour la phase finale du CHAN au Maroc. Mais au finish, il n’a pas su composer une équipe et lui insuffler du sang neuf et de la cohésion. La preuve, au niveau de la sélection, il y eu débats puisque des joueurs qui avaient participé aux phases éliminatoires n’ont pas été retenus. Sans oublier les mauvais choix dans l’option tactique du staff technique: les joueurs du milieu n’ont jamais pu contenir les assauts des équipes adverses. Les attaquants, malgré leurs mauvaises prestations, n’ont pas été remplacés. Toute chose qui justifie les médiocres résultats enregistrés. Sans langue de bois, il faillait avoir le courage de changer et de trouver d’autres missionnaires à même de redonner espoir aux amoureux du football burkinabè.

Celui qu’il nous faut

Nous avons besoin aujourd’hui de joueurs talentueux, mais aussi d’un entraîneur à la personnalité truculente qui a le sens tactique et capable d’associer habilement plusieurs autres qualités.

Ayant affaire à un métier des plus exigeants au monde, il faudra trouver une personne dont les innovations ne se limiteront pas seulement aux aspects tactiques, mais qui pourra également beaucoup apporter dans le domaine de la psychologie et de la préparation physique. Une personne capable de transformer le visage de notre football en appliquant des concepts révolutionnaires. Car au-delà de l’âge de Saboteur (73 ans), sa piètre prestation au Maroc ne plaide pas en sa faveur même si quelque part, il aura apporté quelque chose au football burkinabè par sa rigueur. Il faut oser le changement!

Théophile MONE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *