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Réunion de soutien au G5 sahel: les engagements se précisent

(La Celle Saint Cloud, 14 décembre 2017). C’est sur une note de satisfaction que le ministre burkinabè des Affaires Étrangères, Alpha Barry, qualifie la réunion de soutien au G5 sahel tenue le 13 décembre 2017 à la Celle Saint-Cloud, près de Paris. «Ça été une réunion très importante, j’allais même dire stratégique pour la suite de l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 sahel», dira le chef de la diplomatie Burkinabè face à la presse de son pays.

Conférence de presse de clôture animé par Paolo Gentiloni d’Italie, Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Emmanuel Macron de France et Angela Merkel d’Allemagne et Moussa Faki Mahamat de l’Union africaine

Il faut dire, sans doute, que le contexte des enjeux géostratégiques a véritablement changé. Face au pragmatisme d’Emmanuel Macron, et les engagements des chefs d’Etat du sahel en proie avec le terrorisme, il fallait envisager une nouvelle dimension à donner à la lutte. Les expériences ailleurs conduisent aujourd’hui la communauté internationale à privilégier des démarches régionales. C’est dans ce sens que l’initiative de la force conjointe du G5 sahel, emmenée par la France et ses partenaires africains et européens, est en train de s’installer comme une nouvelle approche à tenter.

Le Président du Faso accueilli par Emmanuel Macron à l’ouverture des travaux

Il faut mobiliser d’importantes ressources pour mettre en route cette force inter-nations de quelque 5000 hommes à l’horizon mars 2018.Il faut assurer la logistique, les moyens en termes d’armement, de formation du personnel…autant de besoins qui nécessitent d’importants apports financiers dont ne disposent pas toujours les Etats concernés au premier chef, et dont aucun autre Etat, d’ailleurs ne pourrait disposer que difficilement, à titre individuel.

Le ministre Alpha Barry face à la presse à l’issue des travaux

On estime la somme de 450 millions d’euros nécessaire pour le lancement de la force du G5, et le leadership de la France vise à engager une dynamique de la communauté internationale pour mobiliser ce financement. Alors qu’une réunion élargie des donateurs est prévue pour le 23 février prochain à Bruxelles en Belgique, à la Celle Saint-Cloud, déjà, l’horizon a commencé à s’éclaircir. Car en plus des chefs d’Etats du G5 et d’Emmanuel Macron, étaient également présents les chefs des gouvernements belge et italien, Charles Michels et Paolo Gentiloni, la chancelière allemande, Angela Merkelet des représentants de l’Union européenne (UE), de l’Union africaine (UA) des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.

A la Celle Saint-Cloud, c’était une réunion très pratique et décisive, à en croire le Ministre Alpha Barry, qui relève la grande volonté des partenaires de faire bouger les lignes. Les questions de lourdeurs et de procédures ont été évoquées, afin que les décaissements qui viendraient à être faits se traduisent rapidement en réalité sur le terrain des opérations.

Les cordons de la bourse ne devraient pas tarder à être déliés. L’Arabie saoudite a annoncé une contribution de 100 millions d’euros ; les Emirats arabes unis, 30 millions ; les Pays-Bas ont promis 5 millions ; l’UE s’est engagée sur 50 millions d’euros, la France sur 8, chacun des cinq pays sahéliens sur 10 millions et les Etats-Unis sur 60 millions de dollars (50 millions d’euros) – mais sous forme bilatérale.

R.A. BAMBARA, ambabfParis.

 

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