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Réunion sur le Mali et le Sahel : le président du Faso appelle à la solidarité internationale

(New York, 25 septembre 2019). Le président du Faso, président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part cet après-midi, à une réunion au sommet sur le Mali et le Sahel, organisée par les Nations unies, en marge de la 74e Assemblée générale de l’ONU.
Une dizaine de jours après le Sommet de la CEDEAO, tenu à Ouagadougou sur le terrorisme, le chef de l’Etat et ses pairs des pays membres du G5 Sahel, avec à leurs côtés leurs partenaires, dont au premier rang l’ONU et l’Union africaine, se sont réunis pour réfléchir sur la situation sécuritaire dans cette partie du continent africain.
Présent à la rencontre, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres a dit son attachement à la résolution de la situation au Sahel : « S’il y a quelque chose qui mobilise mon attention, mon engagement et mon émotion, c’est bien la question du Sahel ». Il craint toutefois que « nous n’ayions collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise, la pauvreté, l’impunité qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent, et tout cela est aggravé par le changement climatique et la raréfaction des ressources qui exacerbe les tensions ». Selon Antonio Guterres, la résolution du conflit malien est essentielle à l’unité du pays, qu’il faut préserver à tout prix, et pour l’établissement d’une paix durable dans la région.
Dans son allocution, le président malien, Ibrahim Boubacar Keita a salué la décision du Conseil de sécurité de l’ONU, pour avoir renouvelé pour un an le mandat de la MUNISMA. Après avoir présenté la situation au Mali, Ibrahim Boubacar Keita a déclaré que le dialogue politique en cours dans son pays connait une avancée significative, même si des points de désaccords demeurent. Face à la situation au Mali et au Sahel, a fait remarquer le président Kéita, « la création du G5 Sahel constitue une réponse globale qui allie les volets sécuritaire et développement ».
Le président du Faso, président en exercice du G5 Sahel, a déploré la situation sécuritaire qui demeure préoccupante dans l’espace G5 Sahel. Au regard de l’ampleur de la propagation de la menace et des risques de contagion d’autres pays, a indiqué le chef de l’Etat, « les pays membres du G5 Sahel ne peuvent pas gérer à eux seuls cette crise ». C’est ainsi qu’avec l’Allemagne et la France il été proposé au Sommet de Biarritz « la mise en place d’un partenariat international en faveur de la stabilité et de la sécurité dans le Sahel ». Roch Marc Christian Kaboré et ses pairs ont appelé tous les partenaires à se joindre à cette initiative « car la paix et la stabilité du Sahel sont aussi celles de l’ensemble du continent africain et du reste du monde. Et nous sommes convaincu qu’une partie de l’enjeu sécuritaire du monde se joue au Sahel, d’où l’insistance de cet appel à l’engagement de tous, à nos côtés, pour éradiquer à jamais ce phénomène qui nous est imposé par la déstructuration de l’Etat libyen ». C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, on considère au niveau du G5 Sahel et de la CEDEAO, qu’il était impératif d’impliquer l’Union africaine à la recherche de solutions.
En sa qualité de président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré a réitéré son appel au Conseil de sécurité des Nations unies, pour la nomination d’un envoyé spécial conjoint ONU/UA, en vue de rechercher les meilleures solutions au règlement de la crise en Libye.

Direction de la communication de la présidence du Faso

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