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Revendications des enseignants: le gouvernement a fait des propositions aux syndicats et attend leurs réponses

La situation qui prévaut dans le monde de l’éducation préoccupe. Durant le premier trimestre qui prend fin ce jour même, aucune évaluation n’a été faite dans les établissements publics. Certains établissements privés ont aussi choisi de ne pas remettre les bulletins de notes aux élèves bien qu’évalués, par peur de représailles. A ce manque d’évaluation, il faut ajouter le grand nombre de jours que les élèves ont passé à la maison et dans la rue soit parce que leurs enseignants étaient en grève, soit parce qu’ils ont choisi eux-mêmes de manifester. On sait que les débrayages ‘’statutaires’’ liés aux dossiers Norbert Zongo et Flavien Nébié ont leur place dans le calendrier scolaire.

Des membres de la coordination en mouvement (ph B24)

Pour le moment, le gouvernement et les syndicats se rejettent la balle et on se demande bien ce qui se passe exactement entre la coordination des syndicats des enseignants et le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MENA), pour que les premiers promettent de durcir le ton dès la rentrée en janvier 2018.

La coordination a déposé une plateforme revendicative auprès du MENA avant de décréter une série de mouvements dont un sit-in et des journées de grève.

Les syndicats ont d’abord fait croire à l’opinion que le ministre Martin Coulibaly ne les prend pas au sérieux. Pourtant, c’est sans même annoncer leur venue au ministère pour le dépôt de leur plateforme revendicative, qu’ils s’y sont retrouvés un matin de grève. Le ministre était hors du bureau ce jour. Il supervisait une activité à la direction générale des statistiques sectorielles située en face de l’Université. Les responsables syndicaux ont considéré cette absence comme une négligence.

La plateforme revendicative des syndicats a pourtant reçu une oreille attentive de la part du gouvernement qui a répondu point par point aux revendications et a retransmis ses propositions depuis le 12 décembre 2017.

Dix jours après, le gouvernement serait toujours dans l’attente du retour des syndicats qui ont promis de se concerter. Sans répondre aux propositions du gouvernement, la coordination des enseignants a appelé ses militants à se tenir prêts parce qu’elle compte durcir le ton à la rentrée.

Le cadre de dialogue mis en place par le gouvernement doit être exploité par les syndicats pour discuter de leur plateforme. Ils doivent commencer par répondre au gouvernement. Si des points de désaccord existent, les deux parties pourront se retrouver autour d’une table pour poursuivre la discussion. C’est le seul moyen de sauver une année scolaire qui court vers l’impasse.

Abouga  Tagnan

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