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Roch a tendu la main. La CS-MEF l’a saisie. Bravo à tous!

Dans son Edito d’hier après l’entretien que le chef de l’État a accordé à nos confrères de BF1, de BITv et de la RTB, Les Echos du Faso disait ceci: «Le président du Faso a tendu la main. Il faut la saisir pour le bien du Faso». Nè Wendé!

Le même jour, comme se elle avait entendu cette supplication, la Coordination des syndicats de l’Economie et des Finances (CS-MEF) a levé immédiatement le mot d’ordre de sit-in qui courait du 25 au 29 juin. Les financiers, trésoriers, douane-bi et domaniaux disent avoir entendu l’appel du président et veulent donner une chance de sortir d’une crise qui les fatigue tous. Que c’est merveilleux! J’avais déjà dit que les responsables syndicaux n’avaient pas de caillou à la place du cœur. Juste une question de gros cœurs qu’il fallait gérer. Nè Wendé!

Car le blocage était survenu parce que chaque partie ne voulait pas faire le premier pas, comme entre deux amoureux. Chacun sait que la situation n’est pas tenable, chacun a envie de l’autre, mais personne ne veut faire le premier pas. Même pour dormir dos-à-dos. Il fallait donc que quelqu’un joue les entremetteurs. Et l’occasion du bilan à mi-mandat du président l’a permis. Nè Wendé!

On ne peut que noter cette forme d’humilité du président du Faso de demander aux syndicats du MEF de faire pardon et de reprendre le travail pour que le fil du dialogue soit noué et les solutions recherchées aux problèmes. Il a vu qu’entre Rosi et les Mao, c’était le point de non-retour et que Kaba avait aussi ‘’grillé’’ sa cote avec les syndicats dans son invite à prendre part à la conférence sure système de rémunération des agents de la Fonction publique. Lui, non plus, ne pouvait plus être entendu. Il restait le Rocco. Nè Wendé!

A présent, l’honneur est sauf pour les deux parties. Personne n’a gagné sur l’autre, personne n’a perdu. Mais il ne faudrait pas bousiller cette chance, cette dernière cartouche d’atteindre la cible qui est la sortie définitive de crise. Le dialogue qui va être noué doit être franc. Chacun doit montrer un ventre blanc. Nè Wendé!

Les syndicats ont vu le tollé que leur fonds communiste a soulevé au sein des autres fonctionnaires et de l’opinion. Il a divisé les Burkinabè profondément. Donc, il faut ‘’diminuer la tortue’’. Il paraît que c’est parce qu’ils se seraient endettés sur le fonds communiste qu’ils ne veulent pas qu’on y touche. Sinon, ça va être katanga. Nè Wendé!

Pour le gouvernement, il ne s’agira pas non plus de vouloir supprimer le fonds communiste. Il faudra l’encadre et le sécuriser dans ses proportions acceptables pour tous les Burkinabè. Et qu’on n’en parle plus. Il s’agira aussi de voir, pour ceux qui ont pris des prêts adossés sur ce fonds, comment rembourser la dette sans que des femmes ne quittent le foyer parce qu’il n’y a plus de nansongo, ou que des enfants n’aillent plus à l’école. Nè Wendé!

Comme dans un couple en réconciliation, chacun doit avoir des égards pour l’autre. Chacun doit avoir des mots doux pour l’autre. Chacun doit bien jouer le rôle qui est le sien. Nè Wendé!

Après avoir signé un accord, je vais inviter Rosi, Mao, Greg et Kadiogo pour un pique-nique pour fêter la réconciliation. Cela vaut la peine parce que, de mémoire de Voltaïque jusqu’à Burkinabè, c’est la première fois que ces ‘’agents spéciaux’’ ont privé les caisses de l’Etat de beaucoup de milliards. Il y a l’argent mais personne n’est là pour prendre. Mais qu’on s’entende bien hein, c’est le fonds communiste qui va financer cette sortie. Nè Wendé!

Un commentaire

  1. Bonjour cher spectateurs,
    Après la lecture sur le thème roch tend la main au cs-mef.
    J’ai relevé deux cas précis en polémique :
    1er cas:
    Moi je trouve ça ridicule car on a pas besoin que le chef de l’état tend la main mais plutôt que notre ensemblée prenne un engagement avec détermination commune aux affaires de l’état, rappelle pour dire que ce dernier (roch) est un exécutif. C’est la chambre commune qui fait la loi et non quelques individus dans un état d’ôter d’une constitution. Si le chef de l’état tend la main pour cette résolution cela veut dire notre juridiction n’est pas capable de jouer son rôle juriste. Ce qui est dommage pour un état indépendant. Pour qu’une loi soit applicable et durable et mainte écologique il faut la voie des anssemblées parlementaires.
    2eme cas: ( que faut pas que le gouvernement supprime le fonts communiste, mais plutôt de l’encadrer et sécurité qu’on n’en parle plus) : encore une affirmation ridicule, surtout / qu’on n’en parle plus /: comme si chacun fuit de sa responsabilité, pourquoi le gvm supprimerait le fonts communiste alors que ce n’est pas le gvnm qui a la gestion ?
    Et on ne dit jamais à l’affaire d’un état qu’on en finisse et qu’on n’en parle plus, la négociation et la recherche aux solutions et ses désaccords sont les nezs de l’État. Pourquoi ? Parcequ’on en cherchera toujours les solutions, négociation…..etc. à nos problèmes. Jamais de problème sans solution.
    Et faudrait il bien dire qu’il faut bien de la place pour ce travail pour un état indépendant et en développement.

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