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Roch Marc Christian Kaboré: un président tout de même normal!

Roch Marc Christian Kaboré peut ne pas faire l’unanimité par rapport au bilan à mi-parcours de son programme de société. L’on peut vouloir qu’il soit comme un Thomas Sankara, charismatique, chaud-bouillant, poignant et d’un dynamisme débordant. Mais Roch n’est pas militaire et ne doit pas forcément ressembler aux autres. Il doit rester lui-même. En outre, après une insurrection qui augure de changements radicaux en matière de gouvernance, les Burkinabè peuvent attendre naturellement beaucoup du président. Ils peuvent être impatients et exigeants. Car ils ont soif de justice, d’équité, de vérité, ils veulent des emplois rémunérateurs, d’une meilleure vie, bref, d’une autre manière de gouverner. Mais même là, il ne faut pas oublier d’où nous venons et l’état du pays dans lequel il a pris les rênes du pouvoir. Il peut donc, pour ses débuts, bénéficier de circonstances atténuantes et de notre indulgence.

L’on peut toutefois retenir sur la personne du président, un caractère immuable: il est simple et normal. En effet, malgré les mouvements sociaux tous azimuts et les attaques terroristes, il laisse apparaître, dans un calme olympien, une quotidienneté politique tranquille et une présidence sereine. Il n’applique pas froidement la théorie de Paul Valéry selon laquelle, «le pouvoir sans l’abus n’offre aucun charme». Au contraire, il n’est pas autoritaire, impatient, narcissique, bouillant, caractériel et énigmatique. Il est souriant, courtois, sympathique et surtout accessible. Trop d’atouts humains qui lui valent d’être taxé de trop bon.

Le président Roch Marc Christian Kaboré et son Haut-représentant, Chérif Sy

Ceux qui ont côtoyé le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré disent de lui qu’il est un homme de paix, de consensus, de dialogue, de pardon, mais exigeant et véridique. Il aurait simplement horreur de ceux qui ne respectent pas la parole donnée: les amis versatiles, caméléons et imprévisibles.

Il est tellement humaniste que ses proches lui demandent de parfois dire non avec un certain signe de colère. Mais le président reste imperturbable et de marbre. Son caractère lui est collé à la peau de façon innée. Difficile pour lui d’apprendre à être sans pitié, du jour au lendemain.

Cela ne l’empêche pas d’être habile et rusé, sans brutalité.

La preuve, le « Rochisme » est un rythme. En tenant mordicus à une Constitution de la Vème république et en voulant réformer le système de rémunération des agents publics de l’Etat, il se montre volontariste et soucieux de la justice sociale et de la solidité de nos institutions. Il veut tordre le cou au mythe de l’impuissance des pouvoirs publics. Il veut des institutions fortes. C’est pourquoi il ambitionne imposer sa vision et sa conviction dans la légalité: «Tous les Burkinabè naissent libres et égaux…». Il veut changer fondamentalement le système de rapacité et de voracité de certains Burkinabè au détriment d’autres Burkinabè.

Mais cette démarche n’est pas bien comprise par tout le monde. Car les gens ont peur des mutations douces et réfléchies. Ils ont l’habitude de la radicalité et de l’imposition abusive. Ils ont le réflexe conditionné de la dictature. L’un de ses paris est de corriger les inégalités et de protéger les plus faibles. Il y va avec les moyens républicains que sont la loi, le dialogue, la concertation, le consensus.

En décidant de faire simples les choses mais efficacement, le président ne s’abonne pas à la médiocrité ou au banal. C’est au contraire avoir le respect des Burkinabè et être exemplaire en répudiant l’abus pour ne conserver que l’essentiel. La normalité du président est le fait de fuir l’inutile, de s’écarter de la vulgarité, du mauvais goût, du trop, du surabondant, de l’excessif.

La normalité pour lui, c’est d’être un homme parmi les hommes et de ne se sentir distingué que par l’élection qui est un honneur et non pas une licence. Être normal, c’est être simple. Une simplicité qui n’est pas moins créatrice d’élégance dans la gestion des affaires de l’Etat. La normalité, c’est fondamentalement une présidence qui est un service. En cela, Roch Marc Christian Kaboré est un président normal. Même si cela n’est pas normal pour tout le monde.

Théophile MONE

2 commentaires

  1. Il est normal sur certains aspects et arnomal sur beaucoup de chose. Monsieur si vous étiez la soeur de l’infirmière enlevée depuis belle lurette sans trace et sans vie, vous dire qu’il est un homme qui déguste son Naam et ouble ceux qui souffre. Jusque-là les morts de l’insurrection, du coup d’État manqué et aucun de ses proches parents ni amis n’a été touché ou marqué. Il est devenu le spécialiste de présentation de condoléances et ceci est à son honneur. Avoir une tête qui tue ses compatriote et qui le contourne c’est malkconnaitre parfois les hommes. Il y a des Naaba ou leur peuple a souffert de faim, de la guerre, des épidémies et surtout du manque de la paix des coeurs et une paix rassurante. Monsieur le ROCK André fait partie de ces Naaba à la tête dure, ne laissant aucune chance à ses compatriotes dans les malheurs continuelles. Pour type de Chef seul la prière peut les balayer au profit d’une autre tête qui porte moins de malheurs et de tristesse à leur peuple. Vas demander, les travailleurs ou employeurs des hôtels de Ouaga, Bobo, Koudougou, Ouahigouya, Kaya, Tenkodogo, Fada et bien d’autres, c’est la galère, du jamais vu. Un pays asséché ou la plupart des gens souffrent non seulement dans leur âme, dans leur corps, esprit. Chacun sait que le Burkina Faso a eu le malheur d’avoir leur clic depuis l’ODP-MT des hommes de mauvaise augure en commençant par lui et Blaise COMPAORE. Au contraire qu’il est un mauvais arôme maggi de notre époque qui ne donne que le cancer, l’obésité et la mort.

  2. franchement je ne trouve pas que Roch soit un président ‘normal’,car normalement,il sait d’où l’on vient,il sait les attentes,mais que fait il?Un président ‘normal,’allait normalementvoir clair dans cette affaire d’audiences monayées;Roch est plutôt un ‘un homme humain’comme l’avait dit feu général gnassingbè Eyadema.Il est trop attaché normalement à ses amitiés d’enfance,là ce n’est pas normal,tout le burkina a crié quand il a nommé zagré comme dir cab,car on connait les casseroles qu’il traine,mais rien y fit.

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