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Roch comme Maurice en 1966?

Chaque jour apporte son lot de revendications de travailleurs au Burkina Faso. Alors que l’on croyait le plus dur de la crise derrière nous avec des ‘’accords’’ avec les financiers, les policiers, les Eaux et Forêts, les karensamban, les greffiers et les GSP, entre autres, les cris pour vouer le gouvernement aux gémonies se font de plus en plus sourdre. Et ils viennent de partout! Même de chez les avocats qu’on ne mange pas avec du pain. Devant, derrière, à gauche, à droite, au centre, tous les corps de métiers, jusqu’aux postiers qui n’étaient pas si timbrés, est rentré dans la danse.

Il est devenu difficile de lister les syndicats qui n’ont pas la dent dure contre le gouvernement. Ou plutôt, ils ne sont pas nombreux, les syndicats qui n’ont pas la main tendue vers le gouvernement pour lui exiger de leur zouter du riz. Moi Mounafica, je ne peux m’empêcher d’avoir le regard jeté dans le rétroviseur: il ne manque que la chefferie coutumière pour avoir tous les ingrédients du 3-Janvier 1966! Roch est-il donc dans la même situation aujourd’hui que Maurice en 1966?

Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, contrairement à 1966, il faut se résoudre à se laisser convaincre que les flibustiers du navire Roch sont dans le bateau. Comment, en effet, comprendre que des accords conclus avec des corporations puissent dormir dans les tiroirs, s’ils n’ont pas simplement été retouchés incognito?! Il y a de la provoc’!

Le MPP devrait, mathématiquement, compter le plus grand nombre de militants syndiqués au sein des partenaires sociaux. Un pouvoir n’a jamais été autant malmené récemment. Des militants du parti du soleil levant apportent-ils du bois à la braise?

Elle est déjà lointaine, l’époque de Gorba… Personne pour assurer ou assumer comme il le faisait en son temps. Aucun leader charismatique pour sortir du lot et guider le bateau. Pas de vision. Chacun pilote à vue, regardant vers ses intérêts. On déconne exprès. On détruit ce qui est laborieusement construit. Malheureusement, Piinga est là et observe. Comme si ce n’est pas lui qui devra rendre des comptes dans peu de temps…

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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