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Rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan: «Le divorce a été violent», déplore l’opposition

A l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse, l’opposition politique burkinabè s’est prononcée ce mardi 29 mai à son siège sur 4 points que sont: le démantèlement du présumé groupe terroriste à Ragnongo, la rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, le vote des Burkinabè de l’étranger et la remise à plat du système de rémunération.

Mamadou Dicko (g.) et Victorien Tougma

Le chef de file de l’opposition politique (CFOP) a animé un point de presse dans la matinée de mardi 29 mai. Moment pour l’opposition politique burkinabè de se prononcer sur l’actualité nationale, elle s’est penchée sur 4 points. Du démantèlement du présumé groupe terroriste à Ragnongo, en passant par la rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, le vote des Burkinabè de l’étranger puis la remise à plat du système de rémunération, rien n’a été occulté.

Sur le premier point, l’opposition politique salue le travail abattu par les Forces de défense et de sécurité et présente ses condoléances à toute la grande famille de la gendarmerie pour avoir perdu un homme sur le champ de bataille: le maréchal des logis-chef François de Salle Ouédraogo. A cette occasion une minute de silence a été observée en la mémoire de l’homme au début de ce face-à-face avec les journalistes.

Sur la question de la rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, le CFOP dit prendre acte. Cependant, il déplore la manière dont ces relations ont pris fin. Pour Mahamadou Dicko, Président de la NAFA, le divorce a été violent. «Sur le plan diplomatique, nous pensons qu’il n’y a pas eu assez d’égards envers nos amis taïwanais», a déclaré Mahamadou Dicko. Il estime que le Président du Faso, à travers une correspondance, aurait dû remercier la Chine Taïwan pour tous les efforts qu’elle a consentis au Burkina Faso.Le CFOP dit s’inquiéter déjà pour le devenir des étudiants burkinabè dans ce pays. Du reste, il invite les gouvernants actuels à maintenir les relations commerciales avec ce pays.

Après cette rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, le Burkina Faso a rétabli ses relations avec le Chine populaire. Pour l’opposition politique burkinabè, cela n’est pas sans risques. «En réalité, ils ne viennent pas chez vous pour investir. Avec la Chine populaire, il n’y a pas d’appel d’offres possible. Dans les pays où elle est passée, c’est le désarroi. Ils défendent leur intérêt qui est de faire la prospérité de leurs entreprises», a indiqué Victorien Tougma, l’un des conférenciers.

Quelques confrères lors de la rencontre

Se prononçant sur la question du vote des Burkinabè de l’étranger, l’opposition politique s’insurge contre le fait que le gouvernement burkinabè veuille remettre en cause les dispositions actuelles avec un avant-projet qui a pour but, selon elle, d’empêcher la majorité des Burkinabè vivant à l’extérieur de voter. «Le gouvernement veut amener les Burkinabè de l’étranger à voter avec leur certificat de nationalité, et ce n’est pas acceptable», fustige Mahamadou Dicko. Pour l’opposition, les votes des Burkinabè de l’étranger ne sont pas négociables. L’opposition invite à cet effet le gouvernement à se conformer à la loi.

Le dernier point a concerné la question de la remise à plat du système de rémunération. Selon le CFOP, c’est une manière d’opposer les Burkinabè contre les travailleurs et ce n’est pas normal, dit-elle. «Le gouvernement fait du dilatoire sur cette question et une hypocrisie qui ne dit pas son nom», lance Victorien Tougma, avant d’inviter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour éviter des conséquences néfastes entre le gouvernement et les syndicats dans un bras de fer qui n’arrange personne.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

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