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Sanction des GSP: oui mais…

Le gouvernement a-t-il jeté le bébé avec l’eau du bain? (image d’illustration)

Mma, le gourdin du gouvernement est tombé sur la tête de gardes-prisonniers! Pour avoir mené un mouvement d’humeur sans avoir pris la peine de mesurer les potentielles conséquences, le syndicat actuel des Gardes de la sécurité pénitentiaire (GSP) est interdit d’activité et certains éléments ont été remis à leurs parents pour emploi.

Aujourd’hui, pour embellir la démocratie, la république donne le droit de se syndiquer à des corps aux missions spécifiques comme la police et la garde pénitentiaire. Fallait-il concéder ces acquis? Si on l’a fait, on a pour ainsi dire ouvert la boîte de Pandore. Demain, ce sera au tour des forestiers de sortir du bois.

Exaspéré de se voir malmener et humilier, le poltron (gouvernement) a pris son courage à deux mains cette fois-ci pour se jeter sur l’adversaire. Et en plus de l’avoir mis K-O, il a failli l’écrabouiller de tout son poids!

Car, par ces temps qui courent, avoir un emploi et le perdre est un coup de massue. Comment ces révoqués ont pu se réveiller et croiser le regard plein de questionnements de madame ou des enfants?!

La sanction aurait pu faire réfléchir ou servir de leçon, si elle avait été prise pour l’exemple. Malheureusement, on a jeté le bébé avec l’eau du bain. Le citoyen ou le travailleur doit être sanctionné pour ses fautes. Nul n’est au-dessus de la loi. Mais une suspension voire une mise à pied aurait eu un effet pédagogique. Il faut donner au fautif le temps de mesurer la portée de son acte en le privant un temps de son salaire. C’est déjà si dur de vivre avec un salaire que le perdre pour un, deux, voire trois mois serait une belle leçon. Eviter les situations extrêmes qui causent de grands dégâts ou qui effritent l’autorité de l’Etat parce qu’il se sent obligé de revenir sur une décision mal pensée.

Il faut aller crescendo dans les punitions pour ne pas avoir à faire du rétropédalage. On l’a vu sous le régime Compaoré. Mieux vaut une sanction qui profite au fautif qu’une sanction trop lourde de conséquences. Au nom de la réconciliation nationale prônée partout…

Les Echos du Faso

 

 

 

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