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Sapeurs-pompiers: 22 officiers sur 24 aptes à occuper les fonctions de Chef de Garde incendie

Après trois semaines de dur labeur, la 6e promotion de la formation initiale des officiers sapeurs-pompiers, au nombre de 22 officiers sur 24 issus de 16 pays d’Afrique, ont été jugés aptes à occuper les fonctions de Chef de Garde incendie. Présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, la cérémonie marquant la fin de la formation a eu lieu le mardi en présence de plusieurs autorités, de la hiérarchie militaire et de l’ambassadeur de France.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a présidé la cérémonie de fin de formation

17e école nationale à vocation régionale à voir le jour en Afrique, l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) reconnu pour la qualité de sa formation a pour objectif de former des cadres des unités des sapeurs-pompiers à la coordination et au commandement des opérations de secours, de former le personnel des services de protection civile à la gestion des risques,…

Les 22 officiers issus de 16 pays d’Afrique jugés aptes à occuper les fonctions de Chef de Garde incendie

C’est dans cette dynamique et fidèle à ses objectifs que l’ISEPC vient de mettre à la disposition de 16 pays d’Afrique, 22 officiers sur 24 que compte la 6e promotion, rompus au métier de sapeurs-pompiers.

Avec pour objectif de faire des officiers issus des académies militaires africaines des cadres du métier de sapeurs-pompiers, cette formation qui a débutée le 12 février dernier, a concerné plusieurs phases selon le Directeur des cours, le capitaine Ernest Etoundi Bomba. Il s’agit, entre autres, du Servant dans les engins d’intervention qui est la phase d’initiation au métier de sapeur-pompier avec les formations en secourisme, secours routier et extinction, de la phase Chef d’un agrès qui a consisté à inculquer aux stagiaires, la connaissance des règles et principes élémentaires de prévision et prévention incendie et de la phase Chef de Garde d’incendie qui est la phase durant laquelle sont dispensés les cours sur le leadership, l’organisation et la gestion du service de garde ainsi que le fonctionnement de la chaine logistique et transmissions lors des opérations importantes.

Sous-lieutenant Edouard Sawadogo, major de la 6e promotion

Ces différentes phases, a révélé le Directeur des cours, ont toutes été sanctionnées par des évaluations certificatives qui ont conduit à un taux de réussite de 92%. «Avec une moyenne de 16,42 pour le major et de 13,69 pour la moyenne de classe, 22 stagiaires sur 24 sont désormais aptes à remplir les fonctions de Chef de Garde incendie et peuvent dès lors être engagés dans les différentes interventions», a-t-il déclaré.

Louant le travail abattu, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a noté que le secteur de la protection civile demeure une nébuleuse dont on ne peut franchir qu’avec beaucoup de sagesse. «Le métier de sapeurs-pompiers est un métier noble et nous devons encourager ceux qui s’y adonnent».

Malgré une concurrence rude au sein de la promotion, le major, le sous-lieutenant Sawadogo Edouard du Burkina, a réussi à se tailler la première place grâce à l’abnégation au travail. «Nous ferons tout pour que le domaine de la protection civile soit fortifié et que la souffrance des uns et des autres diminue», a-t-il promis.

Madina Belemviré

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