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Saran Sérémé redonne vie au Médiateur du Faso

Aussitôt nommée le 27 septembre dernier, le nouveau Médiateur du Faso, Saran Sérémé, a pris son bâton de pèlerin pour un tour dans les démembrements de l’institution disséminés à l’intérieur du pays. Dans la foulée, une mise à niveau des travailleurs est assurée pour leur permettre d’être en phase avec le dynamisme engagé à la tête de l’organe de médiation. Un organe qui avait fini par être plongé dans la léthargie voire dans une agonie.

Saran Sérémé prêtant serment

En effet, ces dernières années, les conflits administrés-administration, citoyens-administration ont été si nombreux qu’on aurait dû voir le Médiateur jouer un rôle dans le dénouement de certains conflits. Mais non. Ou alors cela a été fait dans une totale discrétion sans les effets escomptés.

Les grèves, les sit-in, les conflits ouverts, ce n’est pas ce qui a manqué sous le ciel du Faso insurgé. Des citoyens en ont bavé, l’administration en a pris pour son autorité, les dialogues de sourds ont souvent débouché sur des manifestations de rue. Le Médiateur n’est pas venu à la rescousse des citoyens, il n’est pas venu au secours de l’administration malmenée.

A la sortie de la première audience que le président du Faso lui a accordée, Saran Sérémé a dit une chose qui va désormais donner plus de sens et d’activités au Médiateur du Faso: l’autosaisine, c’est-à-dire la séparation des bagarres.

Jusque-là, l’institution attendait dans ses locaux roses-bonbon que les affaires lui soient portées. Désormais, elle se donne le droit de pouvoir s’autosaisir d’un conflit et de mener la médiation pour une issue à l’amiable. Cela éviterait de tout porter dans la rue ou devant les tribunaux. Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès, disent les érudits de la chose.

Alors, il faut un grand travail de sensibilisation des citoyens sur le rôle utile que peut jouer le Médiateur du Faso en leur faveur. A voir l’allure à laquelle le nouveau Médiateur du Faso démarre son mandat, on ne peut pas douter que les animateurs de l’institution ne vont pas chômer. Pourvu qu’on leur donne les moyens.

Lougouvinzourim

Un commentaire

  1. Bon vent à elle! Et surtout que la montagne n’accouche pas d’une souris. On a besoin au Faso de personnes qui viennent donner tout leur sens aux institutions (Même si on a besoins d’institutions fortes *Obama). Bon courage à elle et surtout qu’elle ne s’arrête pas en si bon élan…

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