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La scoumoune de Blaise Compaoré!

De la Côte d’Ivoire où il vit en exil, le président Blaise Compaoré ne se sent plus très à l’aise. Son petit protégé de l’époque et aujourd’hui, inversion de rôles, son protecteur Guillaume Soro, n’est plus dans les bonnes grâces d’ADO. Le dernier congrès du RDR en dit long sur le Kalahari qui se présente à Soro pour voir ses ambitions de président de la Côte d’Ivoire se réaliser. Il a été royalement ignoré par les organisateurs du congrès du RDR et donc on a fait sans lui. Un signe qui ne trompe pas.

C’est en sentant tout cela que Blaise Compaoré avait décidé de s’établir au Togo. Selon les tuyaux, à chaque fois qu’il y avait ‘’gbangban’’ en Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré s’éclipsait pour Lomé. Là-bas, c’était paisible, RAS comme la copie d’un bon élève.

Seulement voilà, des observateurs analystes de la cosmogonie africaine ont souligné à Mounafica qu’il y a comme un ‘’gnama’’ (traduit du dioula ça donne poisse, malchance, scoumoune) qui se collerait à la peau du Blasco et cela est la résultante de sa gestion du pouvoir par le sang de ceux qui ont pensé qu’ils étaient plus que frères. Le constat est accablant: partout où passe Blaise Compaoré depuis sa chute, les problèmes le suivent.

Le Togo, qui lui tendait paisiblement les bras, est aujourd’hui dans la tourmente pour une affaire de modification de constitution. Tout le contraire de ce que Blaise Compaoré avait voulu faire ici au Faso et qui lui a coûté son fauteuil de président. Au Burkina, le nombre de mandats présidentiels était limité. Sous les conseils de ses laudateurs, Blaise Compaoré a voulu lever le verrou et ce qui devait arriver arriva.

Au Togo, la porte est grande ouverte et l’opposition veut y mettre des garde-fous: la limitation à 2 mandats et, par rétroactivité, le président Faure doit perdre sa force car il sera considéré comme ayant déjà épuisé le temps imparti à la fonction de président. Le casse-tête togolais ou encore, comme le dirait Nè Wendé, ‘’un cercle carré’’.

En parodiant une chanson de Alpha Blondy, on peut dire «avec Blaise Compaoré, Abidjan y a drap, Lomé y a drap, Ouagadougou drap bâtard…»

Pour édulcorer ses angoisses, certains communicants à son service n’ont pas trouvé mieux que de souhaiter que la CEDEAO le nomme médiateur dans la crise du Togo…. Si lui, son parti, le CDP, et succédanés n’avaient pas fait dans le jusqu’au-boutisme, effectivement Blaise serait aujourd’hui le Grand médiateur des crises pas seulement en Afrique mais dans le monde…

Mounafica, tout œil toit ouïe!

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