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Sécurité: les policiers radiés de 2011 invitent le président du Faso à se prononcer sur leur sort

Les policiers radiés de 2011 ont invité le président du Faso à sortir du cadre politique pour se prononcer sur leur réintégration. C’était lors d’une marche organisée le mercredi 28 juin 2017 à Ouagadougou à l’issue de laquelle ils ont remis une lettre au directeur général de la police nationale.

De la Place de la Nation en passant par l’Avenue Gamal Abdel Nasser, la Rue 3.111., l’Avenue Nelson Mandela, l’Avenue de la Nation, l’Avenue de l’indépendance pour aboutir à la Direction générale de la police nationale, les policiers radiés de 2011 ont marché sous la pluie pour montrer leur mécontentement aux autorités.

Les policiers radiés ont manifesté sous la pluie pour se faire entendre
Les policiers radiés ont manifesté sous la pluie pour se faire entendre

Resté jusque-là silencieux face aux différentes actions menées par les policiers radiés en vue d’être réintégrés, le président du Faso a été invité à se prononcer. «Nous pensons que le problème de la réintégration ne doit pas être une question politique, il faut que le président du Faso sorte de ce cadre pour se prononcer sur notre réintégration», a souhaité le porte-parole des policiers radiés, Mahamadi Tidiga.

Le porte-parole des policiers radiés, Mahamadi Tidiga
Le porte-parole des policiers radiés, Mahamadi Tidiga

De son avis, tout comme le régime déchu, les autorités actuelles en l’occurrence le président du Faso est resté silencieux face à cette «injustice criarde» que vivent les policiers radiés depuis plus de cinq ans avec leurs différentes familles. «Ce système nous a trop marginalisés, nous avons été trop déshonorés», a-t-il déploré.

Pour lui, l’histoire leur a donné raison car c’est ce qu’ils ont dénoncé en 2011 qui a été à la base des mouvements d’humeur de la troupe en 2017. «Nous avons dénoncé cela en 2011, et l’autorité n’a pas eu une oreille attentive pour procéder à des vérifications. La troupe a pris les taureaux par les cornes à travers le ministre de la Sécurité et a démontré qu’il y a des malversations au sein de la police nationale», a indiqué Mahamadi Tidiga qui a soutenu que dès qu’il s’agit de la base, l’autorité s’empresse de prendre des sanctions. Pourtant, se convainc-t-il, des éléments de la hiérarchie s’adonnent à des malversations sans être inquiétés.

Ils ont remis une lettre au directeur général de la police nationale
Ils ont remis une lettre au directeur général de la police nationale

Cette marche est donc un moyen selon le porte-parole des policiers radiés, d’attirer l’attention du président du Faso à sortir de son mutisme car «pour redorer l’image de cette institution noble qu’est la police nationale, il va falloir qu’il se prononce sur notre réintégration».

Foi de M. Tidiga, le HCRUN qui est chargé de gérer le dossier n’est pas habilité à trouver une solution à leur problème parce qu’«il se trouve être le nerf du problème de la réconciliation des fils et filles du Burkina».

Le directeur général de la police nationale, Jean Bosco Kiénou a remercié et félicité les marcheurs qui ont respecté de son avis tous les fondamentaux d’un Etat en étant bien organisé pour cette marche. Ainsi, il a promis que le message sera transmis à qui de droit.

Madina Belemviré

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