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La sécurité, une priorité parmi les priorités aujourd’hui!

Au lendemain des attentats du Cappuccino et du Splendid, les autorités avaient institué des contrôles d’identité et des fouilles dans des places et lieux, surtout sur les axes routiers. Puis, lentement, la garde a baissé, au fur et à mesure qu’on s’éloignait du 15 janvier 2016. Aujourd’hui, tout semble avoir été abandonné, puisque l’affaire des services payés est venue tomber comme un cafard dans la soupe.

Il faut de l’exercice à nos FDS pour être plus aguerries et ne pas fuir au premier coup de fusil

Après l’attaque du café Istanbul, il est plus qu’urgent que les autorités intensifient et repensent le mode opératoire de ces contrôles. Les éléments commis à la protection des lieux ne doivent pas être ‘’exposés’’ devant lesdits lieux. Ils doivent être disposés de sorte à pouvoir voir sans être vus. Les contrôles d’identité mais encore plus les fouilles doivent être systématiques. C’est le contexte qui le commande et nous devrions savoir vivre avec ces désagréments.

Le président Roch Kaboré doit revoir la composition de son propre cortège. Il n’existe pas de président normal. Hollande a voulu l’être, il a fait un mandat. Les Mose disent que ce qui fait le charme du pouvoir, c’est la rigueur, voire son hypocrisie. Un chef, c’est un chef. Il ne doit pas se faufiler entre nos guimbardes au point d’être souvent pris dans des embouteillages ou d’être accessible par le dernier manifestant. C’est le lieu de dire que la rencontre avec les chauffeurs routiers est un précédent à ne pas répéter.

Le président Roch a dit qu’il n’y aurait pas de militaires dans son gouvernement. Ça, c’était au moment où l’on tentait de lui ‘’forcer la main’’ de nommer Untel à la Sécurité ou tel autre à la Défense. Monsieur le président, il faut un professionnel à la Sécurité. Qu’il soit ministre plein ou ministre délégué, il faut un militaire pour gérer la sécurité intérieure. La donne commande d’être pragmatique. Si tant est que Simon doit absolument demeurer au gouvernement, il peut aller à l’Administration territoriale, on peut même le bombarder Premier ministre. Mais il faut un professionnel des questions sécuritaires à la Sécurité. Ou alors, s’il tient coûte que coûte à rester à la Sécurité, il doit ‘’blinder’’ son cabinet avec des militaires. Lui civil, il ne peut pas avoir comme directeur de cabinet un policier municipal et vouloir être efficient. Il y a des susceptibilités qu’il faut savoir gérer.

La sécurité au niveau des institutions doit être renforcée. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous avons été de ceux qui ont pensé à une redéfinition des missions de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle plutôt que son démantèlement. Ce sont des compétences qu’on a passées par pures pertes. Il est souhaitable de récupérer certains de ces éléments et les déployer dans le dispositif sécuritaire de première ligne.

Comme ailleurs, les militaires doivent prendre part à des patrouilles pédestres dans certains lieux. Les guerres traditionnelles tendant à quitter les frontières pour l’intérieur du pays, il faut donc redessiner les missions de l’Armée afin qu’elle puisse apporter un coup de main aux forces traditionnelles de sécurité.

Les agents postés devant certains lieux doivent se ressaisir car fuir devant l’ennemi en abandonnant ceux qu’ils sont censés protéger n’a pas de sens et est très grave. S’ils avaient été vigilants, mentalement préparés et prêts à réagir, le bilan n’aurait pas été si lourd. Donc, ils doivent savoir qu’en ces lieux, ils veillent d’abord sur leur propre sécurité pour bien assurer celle des autres.

Les moyens adaptés et la formation continue doivent compléter tout cela. Dans tous les cas, il faut muscler le dispositif.

Les Echos du Faso

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