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Sécurité : une session spéciale sera organisée pour les élèves en classe d’examen dont l’année scolaire a été perturbée

Le Burkina Faso est la cible depuis quelques années, de plusoeurs attaques terroristes. Face à cette situation sécuritaire de plus en plus inquiétante, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a annoncé jeudi au cours du point de presse du gouvernement, qu’une session spéciale à l’endroit des élèves en classe d’examen dont l’année scolaire a été perturbée sera organisée dans certaines zones.

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Professeur Stanislas Ouaro

« Une session spéciale à l’endroit des élèves en classe d’examen dont l’année scolaire a été perturbée sera organisée dans certaines zones », a déclaré le ministre l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Stanislas Ouaro. « Nous ferons d’ici la fin de ce mois, l’état des lieux pour voir ceux qui verront leur année scolaire blanchie. Ceux qui ont atteint au moins 50% d’activités scolaires, nous allons travailler à organiser un prolongement de calendrier pour leur permettre de prendre part soit à des examens de passage pour ceux qui sont dans les classes intermédiaires, soit en réexamen pour ceux qui sont en classe d’examen », a-t-il informé.

Saisissant cette occasion, le ministre Ouaro a fait l’état des lieux des préparatifs des examens de l’année scolaire 2018-2019, dont le budget s’élève cette année à 14 536 685 184 Francs CFA contre 14 475 748 055 000  l’année dernière.

En effet, 304 096 candidats dont 52% de filles et 48% de garçons prendront part du 6 au 20 juin 2019, aux examens de BEPC de la session de 2019 pour les épreuves écrites, soit une régression de 3,27% pour la session 2018 qui enregistrait 314 387 candidats.

Deux raisons pourraient expliquer cette baisse de nombre d’inscriptions selon le Professeur Stanislas Ouaro. La première est due à la situation qui prévaut dans la région de l’Est, du Sahel, du Nord où des établissements sont fermés. « On observe pour la région du Sahel une baisse de 1254 candidats, 1154 candidats pour la région du Nord et 1122 candidats pour la région de l’EST, soit 3500 candidats au total de moins dans ces trois régions que l’année dernière », a dévoilé le Professeur Ouaro.

Aussi, poursuit-il,  l’année dernière, « nous avions un taux de succès qui était de loin meilleur que celui de 2017 de façon à ce qu’on a enregistré moins de redoublants que la session de 2017. A la session de 2017 on avait un taux de succès 28,83%  et l’année dernière de 42,94%. Il y a eu moins de redoublants et ça aussi joué sur le nombre de candidats cette année », a-t-il noté.

Pour les examens de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle que sont les BEP, les CAP, ils se dérouleront aussi à la même période. 12 028 candidats dont 4 684 filles et 7 344 garçons y prendront part contre 110 307 à la session de 2018 soit un taux d’accroissement de 6,38%.

Concernant le Certificat d’études primaire (CEP) qui est prévu pour démarrer le 11 juin 2019, 419 260 inscrits dont 223 529 filles et 195 731 garçons sont inscrits pour cette session 2019. Comparativement à la session de 2018, explique le ministre Ouaro, « nous avons un accroissement de 29 751 candidats cette année, soit un taux de 7,6% ». A l’entendre, c’est seulement dans la région de l’EST qu’il y a eu une baisse de 1031 candidats par rapport à l’année dernière, lié à la situation sécuritaire difficile.

Madina Belemviré

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