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Sélection des boursiers de la Fondation Tony Elumelu 2018: les Burkinabè ont beaucoup espéré

L’étudiant Serges Diasso balise déjà son avenir

La sélection de la cohorte 2018 des bénéficiaires de la Fondation Tony Elumelu a eu lieu ce 22 mars 1018 à Lagos. Au résultat, la moisson a été maigre pour les Burkinabè. Sur 131 candidatures, seulement 5 ont pu passer entre les mailles du tamis, dont deux dames. Ce sont: Abdoul Aziz Zoromé (Education et formation), Assita Soulama/Soma, (Energie et production d’électricité), Claudette Wend-Nonga Sébgo (Mode), Joachim Kaboré (Agriculture, agroalimentaire) et Salifou Kindo (TIC).

Inès Drabo née Traoré voudrait mettre à la disposition des consommateurs du poisson de qualité

Pourtant, ils étaient quelques-uns des candidats à suivre l’évènement en direct à partir des locaux de UBA Burkina. Dans l’attente des résultats, nous avons pu arracher quelques mots à certains qui étaient bien confiants quant à l’issue de la sélection. Et aussi bizarrement que cela paraît, ils étaient également 5 candidats dont deux dames. Malheureusement, aucun d’eux n’a été sélectionné.

Cet comptable fiscaliste de Ouaga, qui désire garder l’anonymat parce que travailleur dans un cabinet, était bien confiant. Son projet de modernisation et de valorisation du kinkéliba qu’il dit inédit, innovant, biologique et thérapeutique n’a pourtant pas recueilli l’aval du comité de sélection.

Elle est venue représenter sa sœur

Cette dame est également venue au nom de sa sœur. Le projet est en relation avec l’événementiel, c’est-à-dire l’organisation de spectacles, de mariages et autres. Elle dit vouloir tenter sa chance car elle n’a rien à y perdre.

Le troisième des candidats est Mamamadi Ouédraogo. Il est ingénieur télécoms. Il a soumis deux projets en relation avec la distribution.

Don vœu est de développer une application pour une meilleure distribution du gaz butane. Il a fait le constat selon lequel la pénurie du gaz n’est pas tant son indisponibilité mais la mauvaise organisation de sa distribution. Pendant qu’ailleurs on manque du précieux combustible, il est disponible dans d’autres endroits. L’application permettrait donc de mettre en relation les clients et les distributaires.

Son deuxième projet est du même genre car il s’agit de mettre en relation les maraîchers et des ménages pour l’approvisionnement et l’écoulement des légumes, surtout en période de fêtes. L’activité va permettre de créer des emplois de commerciaux, de livreurs, de services de paiements.

Les télécoms au service de la distribution

Inès Drabo née Traoré est ingénieure en Eau et Assainissement. Elle veut mettre à la disposition des consommateurs des poissons de bonne qualité et à coût accessible. Cela, dans le but de préserver leur santé des populations face à l’importation de poissons de plus en plus impropres à la consommation. Le projet est prêt, Inès n’attend plus que le financement pour démarrer l’affaire.

Le dernier des candidats qui suivaient en direct la cérémonie est un étudiant en licence d’analyse économique de l’Université Aube Nouvelle. Serges Diasso est déjà le commercial d’un pool de développement de jeunes filles à Cassou (province du Ziro). Il a un projet d’élevage de poulets de race locale et de maraîchéculture pour la production d’oignons, de pommes de terre et autres, des denrées non produites chez lui.

Tous ces jeunes étaient confiants. Malheureusement, le résultats n’ont pas été donnés en direct comme prévu et nous n’avons pas alors pu recueillir leur sentiments après la sélection finale.

Dans tous les cas, il faut persévérer et être encore plus nombreux l’année prochaine avec des dossiers bien ficelés.

Hidogo

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