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Semaine de la Citoyenneté: les citoyens ont été divisés mais doivent se retrouver

La Journée nationale du Drapeau a été célébrée en rangs dispersés ce 29 novembre 2018. Pendant que certains entonnaient le Ditanyè pour la montée des couleurs dans les administrations, d’autres battaient le pavé pour dire leur désapprobation des nouvelles mesures prises par le gouvernement pour augmenter le prix des hydrocarbures que sont l’essence te le gasoil.

La marche contre la hausse du prix du carburant, le 29 novembre 2018

Les uns et les autres ont eu raison de choisir leur sujet de dissertation. Mais après la montée du drapeau et la marche de protestation, ils doivent rassembler leurs copies pour la correction finale autour d’une table. Ronde, carrée ou triangulaire, pourvu qu’elle permette de s’installer tout autour. Après tout ce qui nous divise, nous demeurons tous Burkinabè et l’avenir du Burkina Faso nous appartient tous. Nous devons ensemble dessiner la voie qui va nous conduire vers un mieux-être général, un bonheur partagé.

C’est pour cela que le gouvernement, non pas parce qu’il n’a pas bien réfléchi la mesure mais parce que l’heure ne s’y prête pas, doit écouter la clameur. En réalité, la pilule de l’augmentation aurait été édulcorée et acceptée, si elle avait été opérée par doses homéopathiques. Reculer maintenant pour mieux sauter plus tard ne serait pas un signe de faiblesse. Peut-être que cela a été fait, puisque le gouvernement tenait son hebdomadaire Conseil des ministres.

De leur côté, les travailleurs, surtout les leaders syndicaux, doivent aussi regarder la réalité en face et accepter de faire des sacrifices. Surtout certains leaders syndicaux qui ont un langage populiste. Parce que même dans les pays producteurs de pétrole, un litre d’essence ne coûte pas 300 FCFA. C’est de la désinformation malsaine.

Il est donc possible que le gouvernement et ses partenaires sociaux puissent trouver la solution, si chaque partie regarde à l’intérêt supérieur de la Nation qui n’a pas besoin de remous en ce moment pour faire des concessions. Il faut corriger la vision que les syndicats ont de nos jours de leurs rapports avec les gouvernants. Il y va de l’intérêt des travailleurs pour qui ils défendent les intérêts. Syndicats et gouvernement sont des partenaires d’un dialogue. Ils ne sont pas des opposants les uns aux autres.

Mais l’on constate que depuis l’insurrection populaire, syndicats et partis politiques de l’opposition parlent le même langage. L’opposition apporte un soutien sans faille aux syndicats et vice-versa. Cette nouvelle donne ne facilite pas les négociations entre partenaires et non adversaires sociaux.

Vivement que cette journée du Drapeau puisse ramener les ‘’partenaires’’ sous l’arbre à palabre burkinabè.

Les Echos du Faso

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