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Semaine nationale de la culture: on a oublié le cinéma!

Le top de départ de la 19ème édition de la SNC

Bobo-Dioulasso, la capitale culturelle du Burkina, a troqué cet habit pour se parer dans celui de la culture et ce dans le cadre de la SNC, semaine nationale de la culture. Pour cette 19eme édition, le thème retenu est «Sauvegarde des valeurs culturelles: enjeux et défis». Un thème qui s’adapte à l’air du temps car nos valeurs culturelles sont aujourd’hui mises à mal par la mondialisation. Au-delà des aspects danses, musiques, cuisine, lutte traditionnelle et tirs à l’arc, on peut noter que la discipline, le respect qui sont des fondements de notre culture, ont foutu le camp à cause des facebookards, des whatsappeurs et autres réseaux sociaux.

Le korô, l’aîné n’est plus respecté en tant que tel, s’il n’a pas les ‘’feuilles’’, les enfants ne croisent plus les bras pour saluer les adultes, des accoutrements des filles, il est clair que nos sœurs portent des habits qui montrent plus qu’ils ne cachent… Tout va à vau-l’eau. Ce thème est donc porteur.

Cependant, ce qui semble ne pas se porter est le fait d’avoir zappé le cinéma dans cette fête nationale de la culture. Les Chinois disent qu’une image vaut mille mots. Alors, comment comprendre que la SNC n’a pas pu donner une place, même petite, aux cinéastes burkinabè qui font aussi un gros travail comme les autres artistes pour l’épanouissement de notre culture? Peut-on dire que feu Idrissa Ouédraogo Maestro n’a pas été un ambassadeur de la culture burkinabè?

Certes, on peut rétorquer que le cinéma a sa fête, le Fespaco, mais là c’est une panafricaine. Le cinéma étant la somme de plusieurs arts, une bonne valorisation de notre patrimoine culturel passe forcément par son canal. Un ami qui est à Bobo nous confiait que la SNC n’a pas pu faire arrêter les habitudes musicales, c’est-à-dire que dans les maquis, les bars et restos, la musique burkinabè n’est pas reine, on continue de jouer les musiques venues d’ailleurs. Or, ne serait-ce que pour cette petite semaine hautement culturelle, il serait de bon ton de donner une large place aux musiques du terroir.

O. H.

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