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SEMICA: officiellement membre de la SAMAO, tiendra sa dernière édition en 2017

Le Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) est un événement annuel de classe mondiale qui se tient à Ouagadougou depuis 2012. La dernière édition n’a pas connu le succès escompté. Et des questions se posent sur la tenue même de l’édition 2017. Pour nous éclairer davantage sur les enjeux et les perspectives de ce grand évènement, son promoteur, M. Innocent Belemtougri, a accordé une interview à votre journal en ligne «les Echos du Faso». Lisez plutôt.

Le promoteur du SEMICA, M. Innocent Belemtougri
Le promoteur du SEMICA, M. Innocent Belemtougri

Les Echos du Faso (LEF): La 5ème édition du SEMICA a enregistré beaucoup de difficultés. La 6ème édition se tiendra-t-elle cette année à bonne date?

Innocent Belemtougri (IB): La 6ème édition du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) 2017 se tiendra bel et bien à bonne date. Elle aura lieu du 25 au 27 mai 2017 à Ouagadougou dans la capitale Burkinabè.

LEF: Peut-on en savoir davantage sur le thème de l’édition 2017?

IB: Il faut dire que le SEMICA est l’un des plus grands réseaux d’échanges qui réunit chaque année des professionnels africains et mondiaux de l’énergie, des mines et des carrières pour discuter de thèmes d’actualité, promouvoir leurs ressources et nouer des partenariats fructueux. La sixième édition se tiendra sous le thème: «Partenariat Public-Privé»

LEF: Quelles sont les relations  que vous entretenez avec la SAMAO?

IB: Après la 5ème édition nous avons échangé avec l’administration publique. Ces échanges nous ont permis de nous accorder déjà sur le fait que ce que chacun fait contribue au rayonnement international du Burkina et à son développement. Le SEMICA pouvait et devait se maintenir dans sa forme que vous avez connue pour peu que cela puisse se faire dans un cadre harmonisé qui corresponde à une certaine vision de l’action publique en matière de promotion du secteur des mines qu’est la SAMAO. C’est ce qui nous a conduit depuis quelques semaines a officiellement accepter de rentrer dans le cadre harmonieux de la SAMAO. Ce qui signifie que d’ici 2018 vous nous retrouverez avec la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest.

LEF: Qu’est-ce qui vous a le plus motivé à rallier le gouvernement pour organiser de façon commune ces activités minières?

IB: Nous n’avions pas refusé de collaborer avec le gouvernement. Nous avions seulement souhaité que les discussions se poursuivent pour que chaque partie y trouve son compte. Et après analyse de la situation et de  l’offre gouvernementale, nous avons estimé qu’il est utile que le secteur privé se joigne à l’administration publique enfin de promouvoir le Burkina Faso tant à l’intérieur qu’à l’internationale. C’est pourquoi nous avons intégré la SAMAO.

LEF: Est-ce que le SEMICA va-t-il garder certains partenaires privés malgré son adhésion à la SAMAO?

IB: Nous n’avons pas de raison de nous inquiéter car nous avons non seulement l’accompagnement du secteur privé en général, mais aussi de certaines institutions qui nous conseillent et qui nous guident dans notre démarche. Qui plus est, nous bénéficierons de l’accompagnement de l’Etat en matière d’autorisation, de sécurité… Ce qui mérite déjà d’être salué. Notre adhésion à la SAMAO peut aussi signifier un nouveau dynamisme du SEMICA, et c’est ce que nous espérons faire pour rayonner non seulement le SEMICA mais aussi la SAMAO et partant le Burkina Faso à l’Internationale. C’est pourquoi dans la vision qui est la nôtre, le SEMICA que vous connaissez dans sa forme depuis ses dernières années va s’achever en 2017 pour faire place au SEMICA nouvelle version.

LEF: Quelles sont vos attentes en termes de participation et de budget pour cette 6èm édition du SEMICA?

IB: Je dirai que nos attentes en termes de participation de cette 6ème édition sont estimées à environs trois mille participants qui viendront de l’Asie notamment de la Chine, du Canada, de l’Australie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Europe et de divers pays africains. Quant au budget, il est estimé à 764 000 dollars soit 389 640 000 de F CFA.

Interview réalisé par Omar Idogo, stagiaire

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