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Simon Compaoré à propos d’une éventuelle perte du volet sécuritaire de son département: «Je ne serai pas malheureux»

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI), Simon Compaoré, qui pourrait perdre le volet sécuritaire de son département, a rassuré au cours d’une conférence de presse, qu’il ne serait pas malheureux si l’on venait à scinder son département. C’était le mercredi 4 janvier 2017 à Ouagadougou.

Simon Compaoré a rassuré qu'il ne serait pas malheureux si l'on venait à scinder son département
Simon Compaoré a rassuré qu’il ne serait pas malheureux si l’on venait à scinder son département
Le présidium de la conférence de presse à titre de bilan du MATDSI
Le présidium de la conférence de presse à titre de bilan du MATDSI

«Je ne serai pas malheureux si l’on venait à scinder mon département», a déclaré Simon Compaoré. S’exprimant lors d’un point de presse au cours duquel il a dressé le bilan de son action en 2016 à la tête du département, le ministre d’Etat Compaoré a ajouté. «Vous vous fourvoyez en plein midi. Celui qui vous parle n’est pas quelqu’un qui court après les postes», a-t-il dit.

Pour lui, c’est le président Roch qui a taillé un pantalon et lui a dit de le porter. «Je l’ai porté, s’il se rend compte que le pantalon est plus long que moi et décide de le tailler à sa guise, where is the problem? (où est le problème)», a ajouté Simon Compaoré qui a taclé qu’il va mourir sans aller demander à être ministre.

De son avis, quand tu es ministre, même si c’est pour cinq jours, il faut laisser des traces. «L’Administration du territoire est un gros morceau, la Décentralisation est un gros morceau et la Sécurité est aussi un gros morceau. On opine que la taille du ministère commande à être revue, je n’ai aucun problème parce que je suis obligé de venir au bureau à 4 h du matin, de venir même le dimanche après la messe. Si on dit ça pour une question d’opérationnalité, là je suis parfaitement d’accord», a-t-il dit tout en faisant remarquer que son départ ne sera pas lié à une incompétence de sa part.

Les journalistes n'ont pas tari de questions
Les journalistes n’ont pas tari de questions

Quoi qu’il advienne, le ministre de la Décentralisation a rassuré que son sort est lié à celui du président du Faso. «On vit ensemble, on meurt ensemble. Et vous aurez l’occasion de le constater», foi de Simon.

Par ailleurs, Simon Compaoré s’est prononcé sur l’installation des Koglweogo à l’Ouest. A ce propos, il a reconnu qu’on ne peut pas mettre en place des associations chez des gens contre leur gré. C’est pour cette raison qu’il a averti que si le colonel à la retraite Boukary Kaboré dit le Lion, «persiste et signe» dans son ambition d’étendre à l’Ouest les groupes d’autodéfense Koglweogo en dépit de la forte réprobation des autorités morales de la région, «On va agir d’une main de fer dans un gant de velours».

Pour ce qui est du bilan a proprement dit, le ministre d’Etat a noté que le taux d’exécution de la lettre de mission du chef de l’Etat qui avait chargé le MATDSI en 2016 d’«assurer la mise en œuvre et le suivi de la politique du gouvernement en matière d’administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité intérieure y compris la protection civile» est estimé à 68%. Et ce, a-t-il précisé «dans un contexte marqué d’une part, par une sortie de transition politique où les attentes des populations vis-à-vis de l’Etat sont fortes et d’autre part, par une situation économique et budgétaire difficile et des institutions fragiles».

Madina Belemviré

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