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Situation à l’UPC: des militants demandent à Simon Compaoré de démissionner

En réaction à une vidéo publiée sur les réseaux sociaux où on aperçoit le ministre de la Sécurité burkinabè, kalachnikov en main et habillé d’un gilet pare-balles, promettant à un député démissionnaire de l’UPC de chicoter les militants, ces derniers ont invité le Procureur du Faso à bien vouloir faire valoir l’article 537 du Code pénal burkinabè pour punir de tels agissements. C’était ce jeudi 26 octobre 2017 au cours d’une conférence de presse.

Les journalistes présents à la rencontre
Les militants de base de l’UPC invitent le ministre de la Sécurité à démissionner

«Nous demandons au Procureur du Faso de faire valoir l’article 537 du Code pénal burkinabè qui punit les agissements du ministre Compaoré à une peine d’emprisonnement de un à cinq ans et d’une amende de 300 000 à 1 500 000 F CFA», a souhaité Jean Léonard Poda, militant de base de l’UPC, faisant allusion à une vidéo qui circule ces derniers jours sur les réseaux sociaux et qui montre Simon Compaoré, kalachnikov en main avec un gilet par-balles promettant de chicoter les militants de l’UPC. «Nous prenons acte du désir (…) et nous mettons en garde le gouvernement contre toute atteinte à la vie d’un citoyen de l’opposition ou pas au cours d’une manifestation pacifique», a prévenu M. Poda.

Jean Léonard Poda

De son avis, le ministre Simon Compaoré doit démissionner. «Ce n’est pas nous qui l’avions mis là-bas, mais je pense qu’actuellement il constitue une menace pour la sécurité même des Burkinabè», a-t-il soutenu tout en ajoutant: «Pour son honneur, il doit tout simplement dire qu’il ne peut pas, qu’il a des humeurs qui ne cadrent pas avec la mission que le chef de l’Etat lui a confiée».

Le même souhait a été émis à l’endroit des 13 députés démissionnaires du parti qui recevront de nouveau, foi de Jean léonard Poda, une visite des militants décidés à leur faire remettre les mandats. «Nous allons organiser une visite à ces treize députés, le même jour à la même heure. Nous n’allons pas pour brûler, ni pour frapper. Nous allons tout simplement pour donner notre message et pour huer ces personnes qui, si elles ont de la dignité, devraient pouvoir nous remettre les mandats», a-t-il assuré tout en invitant le ministre de la Sécurité à trouver cette fois-ci 13 fois quatre cargos pour les en empêcher.

Dans cette même dynamique, les militants ont demandé le relèvement des fonctions des treize députés démissionnaires dans les instances du parti et leur interdiction aux réunions des instances du parti et à l’accès au siège.

Madina Belemviré

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