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Situation nationale: le Comité de veille parlementaire du CNT invite le gouvernement Kaba à appliquer les lois votées sous la Transition

Le comité de veille parlementaire du Conseil national de la Transition (CV/CNT) a animé un point de presse ce mercredi 25 avril 2018 à Ouagadougou. L’objet de cette rencontre avec les journalistes visait à donner une lecture de la situation politique nationale. Les membres du CV/CNT se sont aussi prononcés sur des questions de l’actualité socio-politique au Burkina Faso telles que l’adoption de la Constitution de la 5è république, le procès du putsch, l’affaire de la tentative de déstabilisation de Auguste Denise Barry.

Les journalistes présents à la rencontre
Présidium de la rencontre

Le Comité de veille parlementaire du Conseil national de la Transition (CV/CNT) est un regroupement de députés du CNT. Mise en place le 5 avril 2017, le CV/CNT s’inscrit dans une veine de veille citoyenne notamment le suivi des nombreuses lois votées sous la Transition et la préservation des acquis de la Transition. C’est en cela qu’il a animé une conférence de presse ce mercredi 25 avril 2018 à Ouagadougou pour se prononcer sur diverses questions relatives la vie de la nation. Partant du putsch de septembre 2015, le CV/CNT pense que le procès semble se transformer en un tonneau de danaïde. «Dommage que plus de deux années plus tard, les accusés estiment que l’heure de la vérité et de la reddition de compte n’a pas encore sonné. Pourtant le peuple n’a plus le temps pour donner du temps au temps», déplore David Moyenga, le président du comité. Le CV/CNT rappelle qu’une loi avait été adoptée sous la Transition. Cette loi consacrait la prise en charge des ayants droits des martyrs de l’insurrection populaire et du putsch de septembre 2015. Le CV/CNT dit être déçu de l’ineffectivité de cette loi. A cet effet, les membres de ce comité invitent le gouvernement de Paul Kaba Thiéba à ne pas se déroger de l’application de cette loi.

Sur l’affaire de la tentative de déstabilisation de Auguste Denise Barry, le CV/CNT dit s’insurger contre toute tentative de prise de pouvoir par les armes. C’est pourquoi il exprime leur souhait que toute la vérité soit dite sur cette affaire.

La question sur l’adoption de la nouvelle Constitution n’est pas restée en suspens. En effet, une commission constitutionnelle a été mise en place en juin 2016 et avait pour mission de permettre d’accoucher un projet de Constitution de la 5è république. Le CV/CNT dit constater une indécision et des tergiversations sur l’option pour son adoption. Pour le CV/CNT, le referendum est la seule option raisonnable et légitime.

Enfin, le CV/CNT s’est prononcé sur le retard de la mise en œuvre des lois adoptées sous la Transition. Selon le CV/CNT, 108 lois ont été adoptées sous la Transition. «A ce jour, plusieurs d’entre elles souffrent de mise en œuvre, or leur application aurait permis d’atteindre des attentes au plan social, économique et moral du peuple de plus en plus exigent et impatient», a indiqué David Moyenga.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

2 commentaires

  1. franchement il faut mettre de l’ordre dans ce pays.C’est quelle histoire encore de ‘suivi de la transition’?Ces messieurs ont ils oublié ce que veut ‘transition’?C’est une parenthèse venue après les douleurs et malheurs de l’insurrection et du putsch déjoué,la transition s’est fini comme Capri dans la chanson.Nous sommes dans un pouvoir démocratiquement élu,il faut que ces ‘transitaires’auxquels on ne pense pas que du bien comprennent enfin que la page est tournée.Tchuuurrr

    • Comment cher ami la transition peut elle finir qd des gens comme les Cherif Sy continue de gérer le pouvoir avec ceux que vs appelez régime démocratiquement élu. C’est cela le paradoxe burkinabé qui laisse entrevoir comment le peuple a été trompé par ces transitaires et continue de l’être. C’est de la poudre ds les yeux. quelqu’un quelque part n’est pas content de son gâteau et veut se faire entendre C’est ça la stratégie des mediocres qui pensent que leur heure a sonné. Pauvre du Burkina

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