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Situation nationale: le CDP se défend et tire à boulets rouges sur le pouvoir

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu un point de presse dans l’après-midi du 19 septembre à Ouagadougou. Il était question pour le vice-président Achille Tapsoba et les siens de se prononcer sur la situation nationale qui est des plus tumultueuses, suite aux nombreuses attaques terroristes mais aussi aux échéances électorales de 2020. Pour le CDP, les accusations qui laissent croire qu’il est la main invisible qui orchestre les attaques terroristes au Burkina n’a que trop duré.

Achille Tapsoba entouré par des camarades…

«Le CDP n’est mêlé ni de près, ni de loin, ni d’aucune manière à aucune force terroriste». C’est ce qu’a laissé entendre avec insistance Achille Tapsoba. Il dit voir plutôt une incapacité du MPP à gérer le pouvoir d’Etat, prenant pour preuve la détérioration de la situation sécuritaire qui a atteint  son paroxysme depuis son avènement au pouvoir.

Le CDP, par la voix d’Achille Tapsoba, a dénoncé ce qu’il a qualifié de «fuite en avant du pouvoir et de ses alliés cherchant un bouc émissaire pour endosser les attaques terroristes». Pour lui, la panique ne doit pas céder à la rationalité avec des accusations tout azimut de l’opposition.

… face aux reporters présents à la conférence de presse

Cette conférence a été le lieu pour le CDP de tirer la sonnette d’alarme car, dit-il, «tous les indicateurs sont au rouge au Burkina Faso, les terroristes continuent de terroriser les populations et s’en prennent de manière barbare aux forces de défense et de sécurité, la misère se lit sur tous les visages, la crise du logement s’est installée, la corruption, le népotisme, l’incivisme fiscal, les libertés fondamentales plus que jamais en danger, une technique d’interpellation et d’emprisonnement pour tentative de déstabilisation du pays actuellement en vogue et, pour couronner le tout, la politisation de l’administration car la carte du parti au pouvoir est devenue parfois une contrepartie pour avoir une promotion».

En ce qui concerne l’adoption du code électoral, la pilule passe toujours mal dans le camp du CDP. Pour ses dirigeants, il n’est pas normal d’exclure une bonne partie des Burkinabè en refusant la carte consulaire comme document de votation. Mais le CDP, par la voix de son vice-président,  reconnaît que l’échéance de 2020 est encore loin. Par conséquent, si le parti au pouvoir le veut bien, il reste encore du temps pour confectionner des cartes d’identité à ceux qui en ont le droit pour qu’ils puissent voter.

Sur le couplage du fichier de la CENI à celui de l’ONI, le CDP voit en cela une pure manœuvre pour d’éventuelles fraudes en 2020.

Au regard de toutes ces considérations, le CDP, par-dessus tout, appelle à l’unité national contre le terrorisme, appelle à la contribution de tous les citoyens et à la collaboration des populations pour faire front au terrorisme. Par ailleurs, le CDP invite les citoyens à sortir massivement pour la marche de l’opposition le 29 septembre «pour faire un barrage aux pratiques dilatoires».

Hamadou Ouédraogo

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