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Les travailleurs de l’Action sociale annoncent une grève de 72h

Face à ce qu’il qualifie de «mépris» de leur premier responsable et de ses collaborateurs, le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (SYNTAS) a annoncé mercredi au cours d’une conférence de presse, une grève de 72h à compter du 26 au 28 juillet 2017. Objectif, exiger la satisfaction de sa plateforme minimale revendicative.

Le Syntas a annoncé une grève de 72h
Le Syntas a annoncé une grève de 72h

Les 7 et 8 décembre 2016, les travailleurs de l’Action sociale avaient observé un arrêt de travail de 48h sur toute l’étendue du territoire national pour exiger la satisfaction de leur plateforme revendicative minimale. Suite à cette grève qui n’a pas connu «d’acquis» le Synstas a décidé de rebelotter avec une grève de 72h du 26 au 28 juillet 2017, pour exiger du gouvernement la satisfaction de sa plateforme revendicative qui porte entre autres sur les nominations de «complaisance».

Pour le secrétaire général du Syntas, Juste Koumara Logobana, des personnels qui n’ont pas le profil et la qualification qui siéent, sont nommés à des postes de responsabilité purement techniques. Et ce en dépit du fait qu’il y a un vivier au sein du département ministériel qui exige un minimum de technicité. «On débauche des professionnels d’un domaine donné, pour les nommer à des postes où le besoin ne se fait pas sentir et où d’ailleurs il y a des profils pour les occuper», a fustigé M. Logobana. Il en veut pour preuve, l’exemple du cas du professeur qui a été nommé secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) au moment même où le manque d’effectif d’enseignants se fait sentir.

Mais, s’est indigné le SG, l’autorité se complait dans la situation en lieu et place de l’annulation de ces nominations «contre-productives et aux antipodes d’une gestion républicaine de l’administration». Pire encore, a-t-il dénoncé, certains responsables administratifs «zélés» exercent des pressions et profèrent des menaces diverses en vue de contraindre les travailleurs de la Direction régionale de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille au Nord à approuver cette «ignominie».

Le SG du Syntas, Juste Koumara Logobana
Le SG du Syntas, Juste Koumara Logobana

Aussi, le syndicat exige l’adoption d’un statut particulier, toute chose qui permettait aux travailleurs à en croire le SG, d’être en phase avec ses aspirations professionnelles. «Cela est consacré par la loi 081 et nous l’exigions parce que nous sommes dans une situation de juxtaposition dans notre ministère», a fait remarquer Juste Koumara Logobana.

En plus de cela, est inscrite dans la plateforme revendicative du syndicat, la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires qui est toujours en souffrance malgré l’engagement du gouvernement. Chose que le Syntas déplore au regard de l’investissement des agents pour développer ce secteur. «C’est un traitement inhumain qui est réservé à ce dossier. Ils ont donné toute une vie à développer le pan de l’éducation du jeune enfant, à travers son volet préscolaire qu’on ignore complètement», a regretté le SG.

Egalement, le Syntas réclame la prise en compte de tous les corps spécifiques du département sans discrimination aux postes de responsabilité, le rétablissement de l’indemnité spéciale d’accueil et de permanence injustement supprimée pour compter de sa date de suppression et son élargissement à tous les emplois spécifiques du ministère…

Si à l’issue de ces 72h d’arrêt de travail rien n’est fait, le Syntas a prévenu qu’il va monter le niveau de la protestation.

Madina Belemviré

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