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Le slam comme moyen de sensibilisation sur la planification familiale

Je slam pour la planification familiale, tel est l’intitulé du concours organisé par le Réseau africain jeunesse, santé et développement en collaboration avec le ministère de la Santé à travers le projet SWEDD (projet d’autonomisation des femmes et de l’atteinte du dividende démographique). Trois régions ont été ciblées pour le concours qui tiendra sa finale dans la capitale Ouagadougou. Ces trois régions à faible taux de pratique des méthodes de planification familiale sont notamment les Hauts-Bassins avec Bobo-Dioulasso comme ville cible, le Nord avec Ouahigouya comme ville cible et le Sahel avec Dori comme Ville choisie. Pour cette dernière étape de Dori il faut noter que pour des raisons sécuritaires, l’activité n’a pas été autorisée.

Séance de compétition musicale Slam sur le thème de la planification familiale

C’est le Samedi 17 octobre 2018 que les étapes de la tournée pour le concours je Slam pour la planification familiale ont connu leurs débuts par celle de Bobo-Dioulasso. En effet, le 17 octobre à 19h, sur la place Warawara de Bobo-Dioulasso, l’animation grand public battait déjà son plein pendant que les candidats affutaient leurs armes. Ils étaient 6 au total pour l’étape de Bobo et devaient rivaliser en compétition musicale Slam sur le thème de la planification familiale. Tour à tour les candidats ont livré leur spectacle face à un nombreux public enthousiaste et un jury attentif. Au terme de cette compétition âprement disputée, c’est Sangaré Modibo qui s’adjuge la première place avec une moyenne de 18,66/20; il est secondé par Sawadogo Rasmané avec une moyenne de 18,60/20.

A l’étape de Bobo-Dioulasso, c’est Sangaré Modibo qui s’est adjugé la première place avec une moyenne de 18,66/20

Selon les membres du jury, se sont eux qui ont produit les textes qui évoquaient le mieux les termes de la planification familiale, à savoir l’abstinence sexuelle ou l’utilisation des méthodes moderne de planification familiale. Cela pour montrer aux jeunes que pour peu qu’ils fassent attention le slogan «enfant par choix et non par contrainte» est possible. Aussi, les textes livrés par les slameurs ont aussi eu le mérite de montrer les bienfaits de la planification familiale à travers l’espacement des naissances et la limitation des naissances. Il a été donné à ce public d’un soir de savoir à travers les slameurs que la planification familiale permet aux familles de faire des enfants à la mesure de leurs moyens afin de pouvoir s’en occuper convenablement. L’espacement permet en effet aux parents d’offrir à l’enfant un avenir digne de ce nom afin de s’occuper de sa personne et d’être profitable à la nation. C’est de là d’ailleurs que le terme dividende démographique trouve son sens.

Sangaré Modibo sorti premier s’est dit fier de participer à une telle compétition: «il faut dire que le thème même est évocateur et c’est avec fierté que je contribue à sensibiliser». Revenant sur la compétition, M. Sangaré confie être un habitué de ce genre de compétions Slam, et d’ajouter «ma maîtrise du sujet a fait la différence avec les autres compétiteurs».

A Ouahigouya, le jury a jugé Rouamba Gaël au-dessus de la mêlée. Il s’adjuge donc le premier prix avec une moyenne de 14,33

Après l’étape de Bobo-Dioulasso, le cap a été mis sur Ouahigouya où la mobilisation était d’une grandeur nature même si les compétiteurs n’étaient pas en grand nombre. Ce qu’il faut souligner, c’est que des artistes de renom comme Idak Bassavé et le groupe les Playerz accompagnent cette tournée par des prestations sur le thème de la  planification familiale afin de mobiliser le public. A Ouahigouya la compétition opposait trois compétiteurs. Par des tournures dont seule la langue de Molière a le secret, les compétiteurs se sont défendus au tour du sujet de la planification familiale. Au terme de leurs différentes prestations, le jury a jugé Rouamba Gaël au-dessus de la mêlée. Il s’adjuge donc le premier prix avec une moyenne de 14,33. Il est suivi par Oueremi Moumouni avec une moyenne de 13,66.

Nonobstant l’étape avortée de Dori, Mme Fatou Somé de la Direction de la promotion de l’éducation pour la santé estime que le public cible a été touché. La ville de Tenkodogo qui est aussi une ville où les méthodes de la planification familiale sont les moins pratiquées viendra en remplacement de la ville de Dori pour la suite de la compétition. Les deux premiers de chaque localité viendront à Ouagadougou pour la finale qui sera programmée à l’issue de ces trois étapes.

Hamadou Ouédraogo

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