Stéphanie Sow est le major de la 9ème promotion des élèves sous-officiers d’active - Les échos du Faso
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Stéphanie Sow est le major de la 9ème promotion des élèves sous-officiers d’active

Après deux ans de formation qui a débuté le 26 novembre 2016, les éléments de la 9eme promotion des élèves sous-officiers d’active (ESOA) ont été jugés aptes à l’emploi de sous-officiers et dignes d’être nommés au grade de sergent. Baptisée promotion «Unité» par le Chef d’Etat-major général des Armées, la cérémonie marquant la fin de la formation a eu lieu le vendredi 27 juillet 2018 au Camp Bila Zagré à Kamboinsin, sous le parrainage du commandant du Groupement central des Armées, le colonel-major Moïse Minoungou.

Le Chef d’état-major général des Armées vient de porter les épaulettes au major de la promotion

Ils sont 80 dont 76 garçons et 4 filles. Ils sont nés entre 1993 et 1996 et leur âge moyen est de 23 ans. Ils ont été recrutés sur concours direct parmi 2081 candidats avec le diplôme de BEPC et leur niveau d’instruction va du Baccalauréat plus 3 à la classe de seconde. Eux, c’est la 9ième promotion des élèves sous-officiers d’active.

Baptisée promotion Unité par le Chef d’Etat-major général des Armées, ces 80 sous-officiers ont, pendant deux ans de formation qui a débuté le 26 novembre 2016, bénéficié d’un programme de formation multidisciplinaire intégrant une gamme variée de savoirs, de savoir-faire et savoir-être pour remplir avec compétence, rigueur et professionnalisme les fonctions dévolues aux jeunes soldats des FAN.

Le parrain de la promotion, le colonel-major Moïse Minoungou

Malgré une scolarité ponctuée d’épreuves, cette promotion a réussi à atteindre l’objectif initial de la formation qui est celui de pourvoir les FAN en cadres des sous-officiers jeunes ayant un bon niveau d’instruction et capables de répondre aux exigences de plus en plus complexes du métier militaire. «Ils sont rentrés à 80 et sont sortis à 80. Nous nous réjouissons aujourd’hui d’accueillir ces jeunes sergents qui vont venir renforcer nos effectifs», s’est réjoui le Chef d’Etat-major de l’armée de terre (CMAT), le colonel-major Léon Traoré.

A l’entendre, les sous-officiers dans la chaîne de commandement occupent un rôle important dans l’armée. «C’est eux qui font le lien entre l’instance de décision et le niveau d’exécution. Plus le maillon est fort et mieux va le commandement», a-t-il confié.

Avec une moyenne générale de 14, 286 soit 16,851 pour la meilleure moyenne et 12, 002 pour la plus faible moyenne, ces résultats, foi du CMAT, «sont prometteurs et viennent nous conforter sur la pertinence de la création de cette filière de formation des sous-officiers des FAN».

Le Chef d’état-major de l’armée de Terre, le colonel-major Léon Traoré

Néanmoins, il a tenu à rappeler aux nouveaux sergents que leur choix délibéré de s’engager dans l’armée est un véritable sacerdoce. «Quand on vient, on ne repart pas comme on veut. Le contexte actuel exigera de vous d’être des soldats capables de verser leur sang pour défendre la patrie. Vous devrez donc rester compétents tout au long de votre carrière en respectant les vertus éthiques prodiguées que sont l’intégrité, l’esprit de sacrifice», a-t-il recommandé.

Même son de cloche pour le parrain, le colonel-major Moïse Minoungou qui a recommandé à ses filleuls d’être de vrais militaires professionnels. «Le militaire, quand il s’engage, c’est pour donner sa vie. Nous avons essayé tout au long de notre parcours d’être à la hauteur et je leur demande de faire des efforts pour aller au-delà de ce que nous avons fait», a-t-il suggéré, tout en invitant les différents chefs militaires à employer judicieusement  ces nouveaux sergents.

Photo de famille

Après Mariame Koné, c’est maintenant le sergent Sow Stéphanie qui vient de prouver que les femmes ont aussi leur place dans l’armée. Avec une moyenne de 16,851, elle sort major de la promotion Unité. Le courage, soutient-elle, a été son secret. «On dit qu’à cœur pour, rien n’est impossible. Toutes les filles sont appelées à venir dans l’armée car si moi je suis arrivée, c’est pas impossible», a-t-elle dit.

Par ailleurs, saisissant cette occasion, le commandant par intérim de l’ENSOA, Victor Tankoano, a exprimé des besoins de l’école qui a commencé à accueillir des stagiaires des pays frères et amis vis-à-vis de la hiérarchie militaire. Il s’agit, selon lui, d’un besoin en forage pour parer à la pénurie d’eau, de la réintroduction dans le programme de formation des modules de parachutisme, d’initiation commando…

Madina Belemviré

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