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Stratégie de scolarisation accélérée passerelle: 397 centres ouverts pour l’année scolaire 2017-2018 et 370 pour cette année 2018-2019 par Plan Burkina

“Dresser le bilan de l’année scolaire 2017-2018 et faire le point des inscriptions pour cette année 2018-2019”. C’est dans ce cadre que les directions centrales et déconcentrées du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (Mena) qui sont impliquées et les ONG de mise en œuvre de la stratégie sur le terrain se sont réunies pour discuter lors de la Session du comité de pilotage de la stratégie de scolarisation accélérée passerelle. L’ouverture des travaux de cette session qui se tient chaque année a été présidée par Catherine Kaboré, conseillère technique du Mena, le vendredi 14 décembre 2018 à Ouagadougou.

La conseillère technique du Mena, Cathérine Kaboré (milieu) a présidé l’ouverture des travaux

La stratégie de scolarisation accélérée passerelle, SSA∕P, est une initiative de la Fondation Stromme qui a décidé d’appuyer les pays qui ont un retard assez important au niveau de la scolarisation. C’est ainsi que, depuis 2006, elle a mis en place une structure, la Fondation Stromme Afrique de l’Ouest qui coordonne les activités.

Mais depuis 2011, le ministère de l’Education a décidé d’affecter des ressources à certaines ONG locales afin d’accompagner les communautés à la base dans la prise en charge des enfants hors école. Ces enfants hors école sont des enfants âgés de 9 à 12 ans. “On les recrute pour une formation de neuf mois, soit deux mois en langue nationale et sept mois en français. Et les contenus de la formation sont les mêmes que ceux de l’école primaire, CP1, CP2, CE1. Après les neuf mois de formation, ils sont réintégrés ou intégrés en classe de CE2. Ceux qui ont les moyennes suffisantes ou pas suffisantes sont transférés soit en classe de CE1, ou CP1 ou CP2. il n’y a pas de redoublement avec ces stratégies. Ça fait que le suivi est rigoureux et les effectifs sont limités à 30 par centre pour permettre un appui-accompagnement dans les activités d’apprentissage”, a expliqué la conseillère technique du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Catherine Kaboré.

Cyriaque Yelemou, gestionnaire de programme à Plan International Burkina Faso

La présente session du comité de pilotage de la stratégie de scolarisation accélérée passerelle s’inscrit donc dans cette dynamique. Selon Cyriaque Yelemou, gestionnaire de programme à Plan International Burkina Faso, responsable du projet d’accès à l’école primaire par la stratégie de scolarisation accélérée, Plan Burkina est à sa deuxième participation à ce comité de pilotage qui est une instance de suivi, de coordination, d’analyse, de contrôle pour ce qui est de la mise en œuvre de la stratégie de scolarisation accélérée.

“Pour ce qui nous concerne, nous sommes vraiment satisfaits du bilan. L’année passé, nous avons ouvert 397 centres et cette année scolaire 2018-2019, nous avons ouvert au total 370 centres”, s’est-il réjoui, tout en notant que de plus en plus la stratégie prend une grosse envergure nationale. Avec le processus de transfert des compétences du secrétariat permanent sous-régional aux Etats, le Burkina est en train de se préparer à assurer le secrétariat permanent au niveau national. “La tâche est vraiment énorme et nous demandons de vraiment peaufiner notre façon de nous organiser de sorte à mobiliser davantage de ressources pour adresser la question des enfants hors école mais avec toute la méthodologie et la qualité que cela demande parce qu’il s’agit de l’éducation de nos enfants et pour moi c’est très important”, a-t-il souhaité.

Dominique Sanou, point focal terrain de la stratégie de scolarisation accélérée pour le compte du Burkina

Au-delà des rapports qu’ils reçoivent durant l’année sur le bilan de la mise en œuvre, ce cadre, pour Dominique Sanou, inspecteur de l’enseignement du premier degré, point focal terrain de la stratégie de scolarisation accélérée pour le compte du Burkina, cela permet de consolider ces bilans avec la présence des ONG de mise en œuvre qui ont présenté leurs résultats respectifs. “Nous sommes en progression avec la contribution du projet qui a permis d’aller dans de nombreuses régions à travers le pays. Nous ne pouvons que nous réjouir parce que c’est un début de passage à l’échelle”, a souligné M. Sanou.

Madina Belemvire

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