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Suspension du maire de Gourcy: le directeur général des collectivités territoriales donne la version des faits

Au cours d’un point de presse animé le vendredi 9 novembre 2018, le directeur général des collectivités territoriales, Idrissa Kouanda, a exposé les faits qui ont conduit à la suspension du maire de la commune de Courcy, Kadidjia Traoré, par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Pour lui, l’autorité de tutelle a décidé de suspendre le maire face au refus de cette dernière de réunir le Conseil municipal.

La directeur général des collectivités territoriales, Idrissa Kouanda

Le 30 juillet 2018, une motion de défiance à été introduite à l’encontre du maire de la commune de Gourcy par les conseillers municipaux. Selon l’article 273 du code général des collectivités territoriales, « pour être recevable, la motion de défiance doit être signée par au moins un tiers des membres du Conseil municipal. Dans le cas d’espèce, renseigne le directeur général des collectivités territoriales, Idrissa Kouanda, la motion a été signée par 67 conseillers sur un total de 94.

Pourtant l’article 274 du code dispose que « la motion de défiance donne obligatoirement lieu à la tenue d’une session extraordinaire dans les sept jours qui suivent la date de dépôt de la motion ».

Une vue partielle des journalistes présents au point de presse

Sous le prétexte que 4 signatures étaient fausses, le maire Kadidjia Traoré, a refusé, selon Idrissa Kouanda, de convoquer la session du conseil municipal devant trancher sur la motion. Pourtant, a argué M. Kouanda, même après cette déduction de ces 4 conseillers municipaux, le tiers était atteint.

Face à cette situation, a soutenu le directeur général des collectivités territoriales, s’inscrivant dans le respect de la loi en vigueur, l’autorité de tutelle a pris un arrêté pour suspendre le maire Kadidjia Traoré afin de sanctionner la faute grave qui a été commise, à savoir le refus de réunir le conseil municipal. Aux termes de la loi, explique M. Kouanda, cette suspension ne peut excéder trois mois.

Contrairement à ce que les gens pensent, Idrissa Kouanda a tenu à préciser que ce n’est pas une révocation, mais une suspension préalable. A propos de la suite à donner à cette affaire, il a révélé que conformément aux dispositions du code, un intérimaire est nommé pour assurer l’intérim dans l’ordre d’énumération des adjoints.

Condamnant les actes de violence suite à cette suspension, Idrissa Kouanda a lancé un appel au calme et à la retenue pour trancher les différends dans la légalité et consolider ainsi l’autorité de l’Etat et la conduite sereine du développement.

Madina Belemvire

Un commentaire

  1. Sous le prétexte que 4 signatures étaient fausses, le maire Kadidjia Traoré, a refusé, selon Idrissa Kouanda, de convoquer la session du conseil municipal devant trancher sur la motion. Pourtant, a argué M. Kouanda, même après cette déduction de ces 4 conseillers municipaux, le tiers était atteint.

    Le ministère ne devait-il pas enquêter sur la fausseté du document avant d’agir? Il y a ici incivisme c’est vrai mais l’administration devait condamner d’abord les faussaires

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