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Le Syndicat national des secrétaires du Burkina met en garde le gouvernement

Au cours d’une conférence de presse tenue ce jour 9 avril à la Bourse du travail, le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) a exposé à l’opinion publique les tractations qu’il mène avec le gouvernement. L’objectif, selon Bibata Belemviré, est d’«appeler l’opinion publique à jeter un regard sur toutes les actions que nous avons menées et toute la patience que nous avons observée face au gouvernement; montrer à l’opinion que nous prêchons dans le désert. Aussi prévenir que si d’aventure nous allons en grève, ce serai légitime».

Les dirigeants du SYNASEB

Le syndicat est revenu sur les différentes rencontres qu’il a eues au préalable avec l’ancien ministre de la Fonction publique avant de dénoncer la non-implication du nouveau ministre Seyni Ouédraogo dans la résolution de la crise. En guise de rappel, le SYNASEB dit avoir adressé une correspondance au gouvernement. Il s’agit de la correspondance N° 2016- 005/SYNACEB/BE du 29 septembre 2016 transmettant la plateforme revendicative qui se résumait en quatre grands points:

  • L’élaboration et l’adoption d’un statut particulier;
  • La réorganisation du plan de carrière des secrétaires;
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie;
  • Des mesures d’accompagnement/Fonds de motivation (50 000 francs CFA pour le cycle C, 60 000 francs CFA pour le cycle B et 100 000 francs pour le cycle A en vue de soutenir les élèves dans la production de leurs rapports de stage ou de mémoire de fin de cycle. A cela s’ajoute l’octroi d’une indemnité spécifique et d’une indemnité vestimentaire).

Pour l’aboutissement de cette plateforme, le syndicat a eu une rencontre avec le ministre Clément Sawadogo le 27 décembre 2016. Il avait pris l’engagement d’impliquer le SYNASEB dans toutes les instances de prises de décisions. Le syndicat dit noter cependant avec regret qu’aucune autre rencontre n’a eu lieu après jusqu’à la matérialisation du Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Une vue de l’assistance

Suite à cela, le SYNASEB avait appelé ses militants a observer une grève sur toute l’étendue du territoire les 14 et 15 septembre 2017. Mais suite à l’appel du gouvernement au dialogue, cette grève fut suspendue en son temps. Alors, des concertations furent encore entamées les 5 et 12 octobre 2017 avec le secrétaire générale du ministère. Après cela ayant constaté un blocus, des tractations ont encore eu lieu jusqu’à la rencontre avec le ministre Clément Sawadogo.

Une cellule a été mise en place à cet effet pour mener une étude sur l’emploi de secrétaire au Burkina Faso et son utilisation dans la Fonction publique. Pour cela, le ministre avait instruit le comité technique chargé d’élaborer le RIME de suspendre le processus, à en croire les conférenciers.

Mais voilà que pendant que les tractations étaient cours pour poursuivre les négociations, le ministre Clément Sawadogo fut remplacé par Seyni Ouédraogo. Des correspondances lui auraient été adressées sans suite, d’après le SYNASEB.

Le SYNASEB a alors diligenté une grève de 72 heures avec tous ses militants pour compter du 21 mars dernier. Malgré cela, le syndicat note avec regret la non-reprise des négociations avec le gouvernement.

Qui plus est, le SYNASEB est indigné suite à la dernière sortie médiatique du gouvernement représenté par Francis Paré, le Directeur générale de la Fonction public, qui affirmait «que les préoccupations du SYNASEB seront prises en compte dans le RIME qui connait des avancées significatives». Pour le SYNASEB «cela est une preuve que le gouvernement ne respecte pas ses engagements puisque le rapport attend toujours d’être validé».

Pour tous ces faits, le SYNASEB prévient que dans les jours à venir, si rien n’est fait, des actions plus fortes seront entamées pour obtenir gain de cause.

Hamadou Ouédraogo, stagiaire

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