Le SYNTSHA opérationnalise une grève ‘’civilisée’’ - Les échos du Faso
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Le SYNTSHA opérationnalise une grève ‘’civilisée’’

Waouh! Au moment où, comme un seul homme, des syndicats se sont mis debout pour bouter Roch hors du palais de Kosyam (je le dis et je vais le redire si ça ne change pas), un syndicat, qui est des plus virulents, a décidé enfin de faire une grève ‘’civilisée’’ une grève utile: offrir gratuitement les prestations aux patients. Nè Wendé!

C’est-à-dire que du 11 juin à 7 h au 18 juin 2018 à 7 h, les travailleurs de la santé ne doivent pas faire payer même un tama à un malade dans les formations sanitaires du Burkina Faso. Ils appellent cela «opération caisses vides». Cela, pour répondre au mutisme que le gouvernement entretient après leur grève des 23 et 24 mai derniers. Nè Wendé!

Merci à Pissyamba OUEDRAOGO et à tous ses camarades syndicalistes, merci à tous les docteurs, infirmiers, sages-femmes, maïeuticiens, accoucheuses, aides-soignants, cuisinières, techniciens de surface, etc. pour ce geste d’amour envers les patients. Dieu vous le rendra car IL va lui-même acheter cette bagarre, puisque vous recherchez de meilleures conditions de vie pour vous-mêmes et de travail pour pouvoir mieux vous occuper des malades. Nè Wendé!

L’histoire retiendra que, au Burkina, un syndicat, le SYNTSHA, dont ses militants ne sont pourtant pas des enfants de chœur, a ordonné une grève d’une semaine qui consiste à ne pas faire payer les soins aux malades. C’est une première, si ma mémoire ne me trahit pas. Mais si c’est le cas, je vais en profiter pour aller voir un spécialiste il va me consulter. Ce sera cadeau wèh. Nè Wendé!

Je vais voir avec mon pote Mounafica et mon collègue L’Impertinent comment on va faire pour organiser une marche pour vous soutenir. Nous, nous ne faisons pas de politique politicienne. Mais nous faisons la politique. Quand tu fais quelque chose de bien, nous, on t’applaudit, on te soutient. Si tu agis mal aussi, tu vas nous entendre. Nè Wendé!

Affaire de ‘’fonds égoïste’’ est venu nous démontrer qu’il y a des gens qui ne regardent que leur nombril. Ils se foutent du sort de leurs compatriotes. On leur donne du riz gras, on ajoute de la salade et ils veulent qu’en leur offre en plus tout le coffre du restau. Si la CS-MINEFID collectait les taxes et impôts jusqu’à ce que le coffre-fort du Trésor ne peut plus les contenir, on allait déposer le reste sur leurs comptes en banque. C’est plus consistant et plus mérité que le fonds commun. Nè Wendé!

On décide de vous donner un pourboire (le fonds commun) pour vous encourager et vous réclamer plus que le coût de la facture. Vous êtes des gangsters, des braqueurs! Quand on veut motiver quelqu’un avec de l’argent, le montant est laissé à la discrétion du donneur. On ne réclame pas. Il faut faire ‘’ça ba, ça ba’’ avec des yeux doux on va vous donner. Nè Wendé!

Que fait un financier pour mériter une motivation, puisqu’il est calé dans son bureau fèfètisé attendant que Ladji ou bien Mor Salam vienne lui payer ses taxes et impôts! Au Trésor, si tu as un dossier, si tu ne poses pas un caillou dessus, il va s’envoler! Pourquoi alors une motivation, puisque l’usager a déjà payé?! Nè Wendé!

Par contre, le douane-bila qui va couper la route au fraudeur risque sa vie. Il peut être tué et laisser sa veuve et ses enfants. S’il parvient à attraper un fraudeur ou s’il réussit à retirer sa marchandise, lui, on droit le motiver à ressortir les prochaines fois. Donc, il a droit à un fonds commun. Ou bien Kadiogo ? Mais on voit aussi que vous utilisez vos propres moyens pour aller sur les routes et vous ne vous en plaignez pas trop. Il y a déjà la motivation en aval, en attendant le fonds commun en amont. Donc, double motivation. Nè Wendé!

Revenons à nos blouses blanches pour dire que Méda doit les écouter. Quand on se parle, quand on s’écoute, on se prend de sympathie pour toujours négocier. Plus l’on s’attarde, plus l’on s’attache, dit un adage. Ça veut dire qu’à force de fréquenter la fille la plus vilaine, on finit par lui trouver des atouts et on peut l’aimer et lui faire la cour. C’est pour cela je disais que si Rosi et Mao acceptent se regarder les yeux dans les yeux, au nom de dieu qu’ils vont tomber KO l’un de l’autre. Nè Wendé!

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