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Tentative de déstabilisation: la liquidation physique du président du Faso en objet?

Depuis que l’affaire de tentative de déstabilisation du pouvoir a été ébruitée avec l’interpellation puis le déferrement du colonel Auguste Denise Barry à la Maison d’arrêt et de correction des Armées, j’ai activé tous mes réseaux pour glaner quelques infos sur cette affaire ahurissante. Au début, j’ai douté de la probabilité d’une telle action mais je m’étais raviser en me disant que l’autorité ne peut pas s’amuser à ce jeu, s’il n’y avait pas de signes concordants et constants. Vous avez lu mon dernier récit. Je reviens avec cet autre indice que j’ai capté chez un pote gradé lors d’un aparté entre deux môgô qui semblent bien introduits. Lorsque j’ai entendu un bout de phrase, ma réaction a attiré leur attention et ils ont ‘’coupé le micro’’. Mais déjà, ce que j’avais entendu est l’essentiel: la déstabilisation en question visait l’élimination physique du président Roch. Han? Le président Roch qui ne peut même pas tuer une mouche–là?!

Mais avant cette info coup de massue, j’avais entendu parler de la perquisition menée dans une église et la fuite de son pasteur. L’homme d’église est un proche de Zida et l’on sait également la nature des relations qui ont existé ou existent entre Zida et Barry. Ceci explique-t-il cela? En tout cas, les suites de cette affaire risquent de nous réserver beaucoup de surprises.

Depuis le coup d’Etat du 15 octobre qui a emporté le président du CNR, le capitaine Thomas Sankara et ses compagnons d’infortune, les tentatives réelles ou supposées de prise de pouvoir n’avaient pas pour objectif de tuer le président en poste.

Ce qui est sûr, c’est qu’Auguste Denise n’apprend pas de ses déboires. Quand il était commandant de l’école nationale de gendarmerie à Bobo, il avait fait couler ‘’le pétrole’’ au concours d’admission. Cela lui avait valu une traversée du désert. Aujourd’hui, il est encore empêtré dans une affaire ténébreuse. Je ne l’accuse pas mais je constate simplement qu’il est dans de sales draps. Et ce sont les siens qui sont dans des situations inconfortables.

Pour des suspicions moins sérieuses que celui-là, des Burkinabè ont été passés par les armes. On se souvient du colonel Didier Tiendrébéogo et compagnons, du commandant Boukary Jean-Baptiste Lingani, du capitaine Henri Zongo et compagnons. Il faut féliciter l’avènement de l’Etat de droit et œuvrer à son enracinement.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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