Tentatives de déstabilisation, revendications intempestives: qui a intérêt à ce que le Burkina brûle? - Les échos du Faso
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Tentatives de déstabilisation, revendications intempestives: qui a intérêt à ce que le Burkina brûle?

Que de fanfaronnades et de propos dilatoires sur la cherté de la vie, la crise de l’éducation, la tension sociale! On a l’impression qu’au Burkina d’aujourd’hui, pendant que certains suent sang et eau pour le bien-être des Burkinabè, d’autres ne rêvent qu’à voir le pays prendre feu. Mais à qui diable peut profiter un Burkina qui brûle et où, comme réponse à toute alternative de développement, l’on ne propose que… de la haine?

Sans se soucier de la réponse à cette question, bien des sujets interpellent et engagent, pour l’heure, tous les patriotes convaincus qui nourrissent aujourd’hui un souci majeur: voir le Pays de Hommes intègre apaisé, qui se développe par les efforts de ses enfants, et qui vivent en harmonie avec eux-mêmes, loin de toute nostalgie insurrectionnelle.

L’insurrection est passée. réglons nos différends par le dialogue et ayons à cœur le développement de notre Burkina

Tentatives de déstabilisation du pays

Après le putsch du 16 septembre 2015 et la résistance populaire et de l’armée qui l’ont fait échouer, beaucoup étaient les Burkinabè qui étaient prêts à mettre leur main au feu pour proclamer haut et fort la fin des coups d’Etat. Mais le constat est amer: en début d’octobre 2016, les autorités burkinabè avaient annoncé avoir déjoué une nouvelle tentative de coup d’Etat préparée par des membres de l’ex-RSP déjà auteur du putsch manqué de septembre 2015. Dix soldats impliqués dans ce présumé complot avaient été déférés au parquet militaire de Ouagadougou et une vingtaine en garde à vue.

En fin 2017 une autre tentative de sape des institutions aurait été empêchée et le colonel Auguste Denise Barry a été arrêté puis déféré à la MACA. L’enquête se poursuit.

Comment comprendre ces velléités de coups de force subversifs seulement après 1 à 2 ans de l’investiture du nouveau président démocratiquement élu? Certes les attentes des populations burkinabè sont légion et l’on attend une gouvernance par l’exemple qui vienne du sommet. Mais ces remises en cause permanentes des institutions légales et légitimes ne feront aucun bien à notre pays. Si c’est à cause des ambitions personnelles démesurées de certains individus ou du fait d’une gestion approximative de la question nationale, les coups d’État favorisent toujours l’instabilité politique. Or nous ne pouvons pas nous développer en nous abonnant à instabilité. Rappelons-nous que le meilleur ami du développement, c’est la démocratie. Et puis notre jeunesse actuelle et la communauté internationale n’accepteront jamais ces coups de fous et d’anti-démocrates. Alors quels intérêts à s’entêter dans cette voie? Rancœur, orgueil personnel, vengeance? Peu importe, le Burkina notre pays, n’y gagne rien.

Les coups d’État favorisent toujours l’instabilité politique. Or nous ne pouvons pas nous développer en nous abonnant à instabilité.

Grèves, revendications intempestives et cherté de la vie

Certes, dans une société démocratique, les revendications sont légitimes. Mais elles ne doivent pas empêcher le gouvernement de travailler ou avoir pour objectif de défier ouvertement l’autorité de l’Etat.

Quels que soient les clivages dus aux mésententes (politiques, sociales…), il faut continuer par des moyens légaux à interpeller le gouvernement sur ses engagements car il faut reconnaître par ailleurs que beaucoup reste à faire sur le plan de la gestion des crises et sur l’option des autorités de gérer les problèmes au cas par cas. Cette stratégie crée des injustices et des frustrations légitimes. Mais il ne s’agit plus d’indexer seulement le gouvernement, mais d’évaluer notre contribution personnelle à la construction de notre pays?

Les policiers en grève. Comme quoi au Burkina tout le monde aura fait la sienne

Il est indéniable par ailleurs qu’il y a cherté de la vie au Burkina. Mais il n’y a pas de solution miracle. C’est par le travail que demain sera meilleur pour nous et pour nos enfants. Ce n’est donc pas en paralysant le pays par des mouvements et en refusant de travailler que les solutions seront trouvées. Sans croissance économique, qu’aurons-nous à partager?

Burkinabè et soucieux du développement de notre pays, battons-nous pour des lendemains meilleurs, refusons de greffer à la légitime insurrection que nous avons faite des agendas égoïstes. Le président Roch passe, mais le Burkina reste. Renouons avec nos valeurs en résolvant nos différends par le dialogue. Car la voie de la raison prime toujours sur celle de la passion. La première est constructive, alors que la deuxième est destructive.

Théophile MONE

 

Un commentaire

  1. justement, on se bat pour que le président Roch passe, et que le Burkina reste !!! Alors qu’est-ce que tu ne comprends pas????

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