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TNT: le Conseil supérieur de la Communication et l’Autorité de régulation des Communications électroniques et des Postes en retard d’une décision

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Dans un communiqué de presse diffusé sur son site internet et dans certains médias en ligne, «Le Conseil supérieur de la communication (CSC) et l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) ont constaté depuis un certain temps qu’une société dénommée «AFRITNT» se livre à des activités de diffusion en TNT et de commercialisation d’offres de bouquets de chaînes de télévision et de décodeurs TNT au Burkina Faso.
Celle-ci se comporte à la fois comme un opérateur de diffusion de la TNT et un distributeur de services audiovisuels, alors qu’elle n’a bénéficié d’aucune autorisation de mettre en œuvre ou d’exploiter ce genre de services, ni du CSC ni de l’ARCEP.
Les deux autorités de régulation attirent donc l’attention du public sur leur illégalité et précisent qu’elles ignorent l’existence de l’entreprise «AFRITNT».
En effet, la mise en œuvre de la télévision numérique de terre (TNT) s’inscrit dans un cadre juridique bien défini dans notre pays. Il s’agit de la loi N°022-2013/AN du 23 mai 2013 portant règlementation de la radiodiffusion sonore et télévisuelle numérique au Burkina et ses textes d’application. Aux termes de l’article 10 de cette loi, «la diffusion des programmes de radiodiffusion sonore et télévisuelle de terre est assurée par des opérateurs de diffusion créés sous forme de sociétés de droit burkinabè et titulaire d’une licence individuelle dans les conditions fixées par la loi 061-2008 du 27 novembre 2008 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques au Burkina Faso.» Soit.
Mais pourquoi attendre toujours d’être mis devant le fait accompli pour réagir? Ça été ainsi avec une fréquence téléphonique attribuée à l’Onatel et à un opérateur privé. Nous sommes en pays de savane et des agissements d’une telle nature sont détectables, si elles ne sont pas simplement sues. Dans tous les cas, la réclame crevait les yeux dans la presse.
Comment un quidam, qui ne dispose d’aucune autorisation, peut-il se lever, ventre à l’air, se lancer dans des opérations qui dépassent le cadre même du seul Burkina et on le laisse faire?
Depuis qu’il est question de TNT, on voit à peine l’autorité s’y investir au grand jour. La TNT, on en parle dans les cercles ésotériques. On en parle entre initiés. Alors, si un opérateur prend le risque de devancer l’iguane dans l’eau, faisant au passage des victimes collatérales dans les vagues soulevées par les eaux, on peut dire que le CSC, l’ARCEP et AFRITNT sont tous responsables devant les clients qui se sont laissés avoir par la supercherie. Sous le régime de Blaise Compaoré, n’importe qui pouvait se lancer dans des deals foireux et s’aviser plus tard qu’il avait mis la charrue devant les bœufs pour chercher à normaliser les choses. Mais comme on dit, nul n’est censé ignorer la loi, surtout lorsqu’il veut investir dans un domaine qui implique un grand nombre. Au préalable, il faut prendre conseil avant de mettre les pieds dans un domaine aussi important que le simple fait d’avoir un portefeuille épais.
De ce fait, on a laissé AFRITNT «pirater» des chaînes et gruger des clients. Que chacun assume ses responsabilités.
Lougouvinzourim

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