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Tragédie à Ouangolodou: comme Médée dans la mythologie grecque, elle tue ses trois filles

Est-ce de la folie ou une pure vengeance? AD est la seule à répondre avec exactitude à cette question lancinante. En effet, elle aurait osé, de ses propres mains, égorger ses trois filles de 8, 4 et 2 ans et tenté de s’immoler par le feu. En attendant que la lumière soit faite sur ce drame, il faut reconnaître qu’une personne qui jouit de toutes ses facultés mentales ne peut poser de tels actes ignobles et abjects.

Celle de 4 ans

 

La plus jeune victime âgée de 2 ans

Le filicide qui vient du latin filius (fils), est le meurtre par un père ou une mère de son propre enfant. C’est dans la mythologie grecque qu’une telle tragédie est racontée avec l’histoire de Médée et de Jason. En effet, Jason et Médée avaient longtemps incarné le couple idéal, jusqu’à ce que Jason soit peu à peu tombé sous le charme de la fille du roi et se soit même marié en secret avec elle! Folle de rage, Médée se serait vengée en tuant sauvagement sa rivale et incendié le château. Mais quand la folie est là, rien ne l’arrête. Aussi, Médée, de ses propres mains, aurait enfin tué ses propres enfants âgés de 5 et 9 ans! Et Jason, rongé par le chagrin, serait parti en bateau et n’a plus donné signe de vie depuis.

C’est plus ou moins ce drame que vient de vivre monsieur T. G.C. et madame AD, en couple depuis 2014. Avec un couteau de ménage, AD a froidement mis fin aux jours de ses enfants âgés de 8, 4 et 2 ans. Vengeance, jalousie, folie, sorcellerie, sacrifice rituel? Les questions restent nombreuses, lourdes et sans réponse.

Celle âgée de 8 ans

Son époux, vendeur de médicaments chinois, est inconsolable. Il reste troublé par ces meurtres car lui et son épouse vivaient en parfaite harmonie en dehors de quelques disputes conjugales comme dans toutes les familles.

La population de Ouangolo est sous le choc. N’eût été l’intervention professionnelle de la Police pour sauver celle qui est qualifiée de sorcière, la foule en furie voulait la faire payer son acte inqualifiable. Sans doute prise de remords après son forfait, elle aurait tenté, selon les témoignages, de s’immoler par le feu. Même sans avoir réussi, elle doit être en train de vivre un enfer en se remémorant du film qu’elle a produit.

En attendant, elle a sauvagement assassiné ses trois jeunes filles qui croquaient la vie à belles dents. Alors qu’aucune raison ne justifie cette barbarie. Au nom de la sacralité de la vie. Plus jamais ça!

Théophile MONE

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