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Transition politique: la CEN-SAD vient en renfort

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), en collaboration avec la Fondation Hanns Seidel, organise, du 24 au 26 février 2015, à Ouagadougou, un séminaire de renforcement des capacités des acteurs de la Transition démocratique au Burkina Faso. Placé sous le haut parrainage du président de Faso, Chef de l’Etat, Michel Kafando, et sous les co-parrainages du président du Conseil national de la Transition, Chériff Sy, et du ministre des Affaires étrangères de la République du Niger, Mohamed Bazoum, ce séminaire de trois jours a pour objectif de doter les acteurs de la Transition d’un bagage solide afin qu’ils réussissent les missions qui leur sont confiées.

Le président Kafando, avec à ses côtés Chériff Sy, président du CNT, et Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères de la République du Niger.
Le président Kafando, avec à ses côtés Chériff Sy, président du CNT, et Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères de la République du Niger.

C’est sous le thème «Réussir la Transition démocratique au Burkina Faso» que ce séminaire, qui rassemble acteurs politiques, organisations de la société civile, forces de l’ordre et de défense mais aussi les organisations et institutions partenaires du Burkina Faso, se tient plus de trois mois après l’insurrection populaire qui a emporté le pouvoir de la 4e république. Cette «révolution», saluée de vive voix par l’ambassadeur de la République d’Allemagne au Burkina, Polh Dietrich, fait la fierté du peuple burkinabè que le monde entier observe avec admiration pour son courage.
De l’avis du diplomate allemand, cette insurrection populaire, qui a ouvert la voie à une transition démocratique avec des institutions mises en place de concert avec les différentes composantes de la société burkinabè, ne doit cependant pas ignorer les défis qui se présentent à elle. Pour aboutir à un retour à une vie constitutionnelle normale, la Transition, à en croire Polh Dietrich, doit «savoir privilégier la concertation, réduire la liste des priorités compte tenu du temps imparti; car la fin de la Transition n’est nullement la fin de la transformation».

Les participants issus des composantes de la société burkinabè bénéficieront trois jours durant, d’une formation tous azimuts sur leurs rôles dans la conduite de la Transition.
Les participants issus des composantes de la société burkinabè bénéficieront trois jours durant, d’une formation tous azimuts sur leurs rôles dans la conduite de la Transition.

Ibrahim Sani Abani, secrétaire général de la CEN-SAD, pour sa part, estime qu’il était important pour son organisation qui, en dépit de la crise aigüe que vit son Etat siège, vienne au Pays des Hommes intègres pour y apporter sa touche dans l’effort inlassable de ses fils pour lui redonner une image reluisante aux yeux du monde. A l’ouverture de ce séminaire, il se dit optimiste quant à la capacité des participants et acteurs de la Transition à entreprendre des réformes audacieuses tout en gardant à l’esprit les dispositions de la Charte de la Transition et celle de l’Union africaine afin que «demain soit meilleur qu’hier».
A sa suite, le chef de la diplomatie nigérienne, Mohamed Bazoum, à l’instar du diplomate allemand, dira toute son admiration pour le peuple burkinabè qu’il n’a pas manqué de féliciter pour la leçon de démocratie qu’il a donnée au reste du monde. Pour lui, toute transition étant soumise à une ambiance contradictoire, il reste important pour tous les acteurs d’observer «scrupuleusement la Charte qui pose les jalons de cette période tout en luttant sans relâche contre la corruption et l’impunité afin de répondre aux attentes des populations, mais surtout se garder de penser que tout peut être réglé en si peu de temps».

L’ambassadeur Polh Dietrich a exhorté les participants à s’approprier les rudiments de cette séance de formation.
L’ambassadeur Polh Dietrich a exhorté les participants à s’approprier les rudiments de cette séance de formation.

En sa qualité de président de la Transition et parrain du présent séminaire, le président Michel Kafando a tenu à saluer cette initiative qui, selon lui, vient à point nommé. Selon le président du Faso, ce séminaire qui vise à renforcer les capacités des acteurs de la Transition à tous les niveaux de responsabilité permettra, à coup sûr, de conduire à terme, de façon inclusive et crédible, la Transition politique au Burkina Faso. Aussi, il ne manquera pas de traduire sa gratitude à l’endroit des initiateurs de la rencontre qui s’assignent pour tâches essentielles, à travers une méthode participative, d’examiner les principaux défis de la Transition en vue de rechercher les voies et moyens de les relever.
Au cours de ces trois jours d’échanges, plusieurs communications aux thèmes variés seront servies aux participants par des spécialistes sur des questions judiciaires, médiatiques, militaires et économiques.
W. DAVY

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