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Travail législatif au Burkina Faso: la Francophonie salue le caractère novateur des lois

Le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.

La 44ème session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a terminé ses travaux le 10 juillet à Québec au Canada avec la tenue de l’Assemblée plénière. La section burkinabè constituée de huit députés a été conduite par le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, du 5 au 10 juillet 2018 dans la ville de Québec. Le débat général a porté sur «les bonnes pratiques des parlements francophones à l’ère du numérique», et les parlementaires, à travers leur contribution à la réflexion, ont permis de produire un recueil de bonnes pratiques à ce sujet ainsi que l’adoption de la déclaration de Québec sur les enjeux du numérique. Les délégués aux travaux ont aussi adopté plusieurs recommandations et résolutions.

Le Président de l’APF, président de l’Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon s’est félicité de la participation des différentes délégations aux travaux de 44è session.

Des activités majeures telle que la conférence des présidents, les réunions du Bureau de l’APF, du Réseau des femmes parlementaires, et de l’Association des secrétaires généraux des parlements francophones, ajouté aux rencontres des commissions permanentes et l’Assemblée plénière ont fait l’agenda l’organisation interparlementaire au cours de la session. L’une des innovations de cette 44ème session a été la tenue de l’atelier conjoint des présidents et des secrétaires généraux des parlements francophones, sous la direction du président de l’APF et président de l’Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon. L’objectif est d’afficher une plus grande ouverture et une transparence dans la gestion des parlements vis-à-vis des citoyens.

Le nouveau Code pénal du Burkina Faso abolissant la peine de mort a été apprécié positivement par la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean.

L’Assemblée plénière, ultime étape de la session de l’APF, a connu un débat général d’idées constructives sur les différents points inscrits à l’ordre du jour et enfin sur le thème: «Les bonnes pratiques parlementaires à l’ère du numérique».

Les députés membres de la section burkinabè de l’APF ont pris part aux travaux de la 44è session à Québec.

Dans son intervention à l’Assemblée plénière, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a salué le travail législatif remarquable de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, notamment l’adoption du nouveau Code pénal abolissant la peine de mort dans notre pays. Dans ce sens, la plénière a pris une résolution sur la peine de mort dans l’espace francophone. Ladite résolution demande à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) de poursuivre ses efforts de sensibilisation en matière d’abolition de la peine capitale de jure ou de facto.

La délégation des parlementaires burkinabè en image à Québec.

Devant ses pairs, Alassane Bala Sakandé a livré sa contribution dans le débat général. Le Chef du parlement burkinabè a reconnu que grâce aux techniques de l’information et de la communication, «les citoyens retrouvent le pouvoir de participer personnellement à la gestion des affaires publiques. Ils retrouvent des raisons légitimes de s’engager à nouveau, d’influencer davantage, de composer l’agenda politique. Le caractère démocratique de l’ère numérique réside dans les principes qui ont fondé l’avènement de l’Internet et des réseaux sociaux : la liberté de tous et l’égalité des usagers.»

Des autorités de l’APF et de l’OIF à la séance solennelle d’ouverture de l’Assemblée plénière le 9 juillet 2018.

Il a également fait le point les projets de modernisation des pratiques actuelles des délibérations et des votes à l’hémicycle à travers l’instauration du système de vote électronique et de contrôle des présences des acteurs. Il a enfin appelé à une lutte contre le fléau de la cybercriminalité par l’adaptation de la cyber-législation aux avancées technologiques du monde.

Des chefs de délégation des parlements francophones à l’issue de la conférence des présidents, le 5 juillet 2018 à Québec.

Après avoir acté la création du Réseau des jeunes parlementaires et entériné l’adhésion de nouveaux membres dans les rangs de l’APF, l’Assemblée plénière a discuté et voté des recommandations et des résolutions. Il s’agit des résolutions sur la crise migratoire et le respect des droits humains, sur la protection des données personnelles, sur la lutte contre le radicalisme religieux, sur la peine de mort dans l’espace francophone, sur la situation au Burundi, sur la situation politique en République démocratique du Congo, etc. L’Assemblée plénière a clos ses travaux sur note de satisfaction, et a retenu la Côte d’Ivoire comme pays hôte de la prochaine session de l’APF qui se tiendra à Abidjan au mois de juillet 2019.

La Direction des médias

de l’Assemblée nationale

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