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Quel type de Gouvernance faut-il pour un peuple agité?

Loué et ériger au rang de population jeune, mais plus éveillé d’Afrique, le peuple burkinabè, au lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014, a été apprécié de par le monde, par les politiques internationales, pour avoir su chassé du pouvoir l’ex président Blaise Compaoré, en faisant barrage, à la voie de la modification de l’article 37 de la constitution burkinabè, devant lui permettre, de se présenté pour la énième fois aux élections présidentielle, afin de se maintenir sur son trône présidentielle, qu’il avait déjà réglementé pendant vingt-sept ans.

L’incivisme est un monstre

Refusé par son peuple, et chasser du pouvoir, en octobre 2014, l’ancien président burkinabè,  avait été en son temps taxé par les Burkinabè, de dictateur, de monarque et du laissé faire. Car, au pays des hommes intègres, tant que cela n’avait pas d’impact sur le trône présidentiel, tout était permis. Ce qui a d’ailleurs généré  un libertinage, dans tous les ordres entrainant l’immixtion de ces proches dans la gestion et l’accaparement du bien public.  Une situation dans laquelle naquit, la haine la soif de la justice, et la soif d’une liberté d’expression. Vous convenez avec moi, que l’ère de Blaise, fut celle sous laquelle, la liberté d’expression, l’injustice, la corruption, pour ne cité seulement que ceux, faisaient partis des maux critiqués en son temps par bon nombre de Burkinabè. Alors, ce peuple ayant assuré son départ, croyait à une nouvelle gouvernance, qui devrait impérativement rompre avec tous ces vices. Trois ans après, c’est un peuple sans espoir, désorienté et près à se rendre justice soi-même, et tout tourne autour de la justice populaire. Une population qui ne croit plus au politique. Une nation divisée, en proie au terrorisme, et toutes formes de violences. Partant de là, c’est un torchon qui brule entre gouvernant, et civil, force de l’ordre et civil, civil et civil, des situations tout azimutes, qui  se sont soldés par des affrontements inter- communautaires, dans certaines régions du pays etc. Mais à qui accusé, dans de tel  dérive, l’autorité supérieure, ou la population? Il est grand temps qu’ensemble, le peuple burkinabè s’accepte, et s’unir pour l’intérêt supérieur de la nation.

Rester unis par ce que les tors de nos jours, sont partagés. Alors aucune raison, en aucun cas ne peu justifié, ces actes de barbarie, causé, à  Yirgou, Orodara, Banfora. Nul ne peut se rendre justice lui-même, dans un Etat de droit. Aux dirigeants, qu’ils sachent que l’Etat de droit s’acquiert de par des actes concrets allant dans le même sens, aux yeux de son peuple. Au population, qu’on accepte tiré leçon, de ce qui s’est déjà passé,  se pardonner, et admettre que nous sommes dans un Etat de droit, et que force doit rester à la loi. Pendant combien de temps, devons-nous continuer de nous massacrés, en voulant nous rendre justice, soit même ? Peut-être que la seule lueur d’espoir pour nous se trouvera dans l’exercice de notre nouveau premier ministre, annoncé dans le journal du 13 heures de la RTB, le lundi, 21 janvier 2019. M. Christophe  Marie Dabiré, vu votre parcours, vos compétences ne sont plus à démontré, et rien ne doit abstenir le peuple burkinabè, à vous accorder crédit. Alors nous attendons de vous, un gouvernement travailleur avec des actes adéquates au contexte actuel, car les burkinabè aujourd’hui, ne savent plus à quel seins se voué. Mais comme le dit l’adage : « La qualité du bon maçon, se mesure au pied du mur ». Donc…

Les Echos du Faso

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